• Partie 4

    - 10 janvier 2009, c'est aujourd'hui mon anniversaire et en plus c'est aujourd'hui que Maud va passer la nuit chez son copain. Il s'arrêta et me toucha le poignet. Rassures-moi tu n'as pas noté les détails de leur nuit le lendemain ? Parce que ce genre de trucs c'est bien les filles qui le font et je veux pas avoir à lire ça ! Je suis un mec quoi... Il continua ensuite à lire : Elle ne voulait pas y aller au début, elle avait peur mais comme je l'encourageais, elle a finit par se décider et a dit à ses parents qu'elle dormait chez moi pour se couvrir. Même si ça ne fait qu'un mois qu'elle le connaît je l'envie un peu. Moi aussi j'aimerais trouver quelqu'un de sincère avec moi et qui m'aime mais comme je le sais, je crois que ça n'existe pas... Lucie faut vraiment que tu arrêtes de dire ce genre de trucs. Ta cousine je ne la connais pas mais toi je te vois et tu es une fille magnifique et puis qui ne pourrait te résister ? Tu es tellement mignonne et gentille... Il continua. Je crois que d'un coté j'ai découvert pourquoi je tenais tant à écrire les détails insignifiants de mes journées. Imaginant il m'arrive un truc et j'oublie tout ! Je pourrais au moins me relire et retrouver une partie de mes souvenirs. 11 janvier 2009. J'y crois pas ! Maud ne m'a même pas téléphoné alors qu'elle l'avait promis ! J'ai appelé six fois chez elle et sa mère m'a dit qu'elle n'était toujours pas rentrée. Elle trouvait ça étrange car pour elle, ma cousine revenait de chez moi et nos 2 maisons sont à 10 minutes l'une de l'autre. Je suis sûre qu'elle est restée un peu lus longtemps avec lui ! Rah ça m'énerve qu'on me laisse toujours de côté ! En plus je peux même pas me venger sur le peau de Nutella, maman a oublié d'en racheter ! Il se mit à rire. Ah les filles alors ! Vous vous énervez pour un rien ! Enfin d'après ton journal c'est la première fois que tu veux te venger sur le Nutella à cause de ta cousine.

    Chaque jours il était venu et m'avait lu quelques pages. Il me tardait d'avoir la page du 12 janvier pour savoir comment ça c'était finie. Les prénoms qui revenaient le plus souvent à part mes parents, avec qui je n'arrêtais pas d'être en froid pour des broutilles, était France et ma cousine Maud. Nous étions semble t-il amies depuis la maternelle (et même avant avec ma cousine, logique).

    - Bon il ne me reste plus qu'à cambrioler chez toi alors ! En plus je trouve étrange que tu n'es toujours pas parlé de moi. Me dit-il.

    Encore une fois je m'énervais légèrement contre lui qui ne m'expliquait rien du tout.

    Le lendemain lorsqu'il revint, il me parla comme tous les jours de ce qu'il avait fait puis au lieu d'ouvrir le livre qui me servait de journal intime, il ne fit rien. Je me posais alors des questions jusqu'à ce qu'enfin il dise quelques chose qui à la fois m'amusa et me déçue.

    - C'est vraiment dommage que ton journal s'arrête au 11 janvier ! Je présume que tu en auras rachetée un autre qui doit se trouver chez toi. J'aurais tellement aimé savoir comment tu as parlé de notre rencontre. Parce que je me suis trompé, la première fois où on c'est vu c'était à la cascade et il y avait plein de fleurs dans mon souvenir donc c'était sûrement au printemps... C'est vraiment dommage que l'autre journal n'ait pas été dans ton sac...

    J'étais amusée car il m'avait dit cela sur un ton... il semblait aussi excité que moi à chaque page écrite. Mais je n'aurais pas la suite...je ne serais jamais ce qui c'est passé et comment je l'ai rencontré ! C'était tellement nul...

    - Je ne me souviens pas très bien de tout... Les garçons n'ont pas de mémoire il faut dire. Mais tu m'avais fait peur... J'étais chez mon père à plusieurs heures d'ici et comme souvent quand je m'engueule avec lui j'étais parti prendre l'air. Je m'énervais sur tout et rien quand en regardant l'eau de la cascade je t'ai vu. De là où j'étais, on aurait dit que tu était morte, enfin, genre tu étais tombée de la cascade ou autre et tu avais atterri dans l'eau. Quand j'ai sauté dans l'eau pour te récupérer tu t'es relevée brusquement et m'as jetée de l'eau à la figure...

    J'essayais d'imaginer son récit mais j'avais un mal fou. Comment était-il ? J'ignorais pourquoi mais j'arrivais à me voir moi dans l'eau mais lui n'était une silhouette noire, inconnue. Pourtant il a l'air de quelqu'un de si important à mes yeux... Alors pourquoi je ne peux pas m'en rappeler ?

    - Tu sais Lucie... Comment te dire ça... Le garçon que tu as décrit en 2008, celui que France trouvait super beau. Même si elle était amoureuse de ce garçon avant toi, tu ne dois pas te dire que tu dois lui laisser. Parce que...

    Je ne comprenais pas où il voulait en venir. Pourquoi hésitait-il ainsi à parler ? Je revoyais ce garçon dont il parlait dans ma tête, c'est vrai qu'il était très beau...Attendez un peu ! Le garçon, il a dit que j'aimais aussi ce garçon ?

    - Je comprends mieux pourquoi quand je me suis présenté à toi tu connaissais déjà mon nom. C'est elle qui a dû t'en parler. Mais moi c'est toi que j'aime, pas elle.

    À ces mots je ne sus pourquoi mais un sentiment intense m'envahit. J'avais l'impression que depuis le début j'attendais qu'il me rassure sur ce point alors que j'ignorais tout de lui. Pourquoi me parlait-il de France ? Ils semblaient tous les deux se détester enfin c'est l'impression que j'avais eu quand elle était arrivée alors qu'il était là. Un certains dégoût venait de m'envahir. Ce sentiment commença à se dissiper en entendant encore et encore les derniers mots qu'il m'avait dit, ceux qui résonnaient dans ma tête.

    - Lui laisser une chance a été la plus grosse erreur de ma vie. Je me suis rendu compte à quel point je t'aimais et je regrette vraiment...

    Un halo flotta alors devant moi. C'était une petite boule de lumière qui volait aussi légèrement qu'une plume. Je tendais ma main dans le but de saisir la lumière mais le lieu où je me trouvais depuis mon réveil était un trou noir sans haut ni bas. Quand enfin je parvins à l'atteindre, la lumière s'intensifia...

    La déception s'était emparée de moi. Il pleuvait ce jour là. Je ressentis le choc de la voiture avant de tomber sur la route. La pluie battante me glaçait la peau. J'entendais des voix qui m'étaient inconnues. On m'appelait et me demandait si ça aller. Je voyais ces visages penchés sur mon corps. La sirène des pompiers retentit et je pus même sentir leur véhicule arriver sur le bitume. On me demanda je ne sais quoi mais je n'arrivais pas à répondre. Pourtant j'entendais et voyais tous mais c'est comme si mon corps refusait subitement de fonctionner. Nous sommes le 26 juin et c'est le jour où je suis morte...Je ressentais une sensation que je n'avais jamais connu avant. Soudain, alors que j'étais en apesanteur dans le noir ou du moins c'est l'impression que j'avais, quelque chose commença à m'aspirer vers le bas. Enfin je crois car il était impossible de me situer dans ce noir total. Je continuais ma descente quand une voix m'appela. Un voix charmante que j'aimais tant...

    - LUCIE ! ! ! RESTE POUR MOI ! Après cela, je voulais lutter, je me suis battue pour ne pas descendre et rester là, dans le noir. Ensuite. Un grand vide. Aucun bruit ni mouvement jusqu'au jour où j'ai entendu une voix :

    - Lucie, c'est moi. Aujourd'hui c'est mon anniversaire c'est pour ça que je suis un peu en retard. Mais ne t'inquiètes pas je resterai comme tous les jours.

    J'avais l'impression de connaître cette personne mais aucun nom ne me venait à l'esprit. Je n'arrivais même pas à savoir où j'étais et ce qui s'était passé.


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