• Partie 7

    Les quelques mois qui avaient passé me faisaient peur. Ce soir, c'était le fameux bal et j'en étais presque terrifiée. Et si, ce garçon était comme celui de Maud ? Que faire ? Je voulais tant connaître la vérité, cette vérité qui me faisait si peur

    Les garçons, tous, me faisaient peur et ça depuis que j'avais mis la main sur mon journal intime. Le journal, bien caché sous un bout de tapis, avait répondu à déjà beaucoup de questions. Mon journal reprenait en mai. Que c'était-il passé entre ? Je ne le savais pas. J'avais parlé d'un problème, j'allais très mal et je me sentais responsable de la disparition et la mort de ma cousine Maud. Elle avait disparu le 12 janvier et avait été retrouvée morte et violée en février... Je parlais d'un Cyrille, sûrement lui. Je sortais avec. C'était étrange j'étais donc vraiment amoureuse de lui pourtant je ne parle à aucun moment de notre rencontre. Quand et comment l'ai-je rencontré ? Et puis que représentait la clé qu'il m'avait donné dans la boite métallique ?

    - Lucie ? France est là dépêches toi ! Me cria ma mère de la cuisine. Je descendis, mal à l'aise à cause de la robe que ma maman et France m'avait choisies pour le bal. Je me souviens encore le temps fou que nous avions mis dans les magasins juste pour me trouver une tenue. J'avais été forcé de jouer le jeu car jusque là, je devais faire croire que j'allais bel et bien à la soirée même si je n'irais pas vraiment... Une fois à la porte je vis maman, papa me regardaient avec une immense joie. France me pressa pour ne pas arriver en retard. Elle portait une robe fine, qui laisser voir ses jolies formes, elle était rouge. Je trouvais que sa tenue était un peu osée pour ce genre de soirée mais comme Cyrille m'avait dit de me méfier, je ne faisais rien ou presque avec elle. Arrivée à la fête, je ne prêtais pas une seule attention à mes amies qui me complimentaient sur ma robe, je cherchais désespérément Cyrille du regard. Dès que j'avançais dans la foule d'élève, les regards se tournaient toujours vers moi pour diverses raisons. D'abord parce que j'étais la fille renversée par une voiture, parce qu'en plus c'était un garçon qui m'avait ramené à la vie (mais comment avaient-ils pu savoir tout ça ? ) et ensuite, à voir le regard des garçons ma tenues semblait plaire. Alors que les filles parlaient du nouveau j'en profitais pour m'éclipser. Je l'avais cherché dans la salle et ne l'avais pas trouvé. Mais quand j'arrivais au parking, une voiture noire s'arrêta à ma hauteur et la portière côté passager s'ouvrit. J'avais hésité au départ mais il me rassura en disant qu'il m'emmenait là où lui et moi nous étions rencontrés. C'était assez loin d'ici et durant le trajet il me posa des questions sur l'absence de ma cousine.

    - En fait... Elle a disparu... Ce fameux gars l'a violé puis tué...

    - Excuses moi je suis désolé je ne voulais pas...

    - Non, ça va je me suis faite à cette idée.

    - Ça explique beaucoup de chose cette histoire... Marmonna t-il.

    - Quoi ? ! Pourquoi ? Il me regarda avec un air amusé.

    - En fait quand je t'ai parlé au tout début, tu étais très méfiante envers moi comme si j'étais un monstre. Sur le coup j'avoue que je me posais des questions mais maintenant tout devient plus clair... Tu avais juste peur à cause de ce qui c'est passé avec ta cousine. Tu avais peur que ça t'arrive et c'est pour ça que tu as rompu après ma proposition de passer la nuit chez moi...

    - Alors toi et moi avons rompu ? Lui demandais-je très surprise. Je trouvais ses explications fausses et j'hésitais à le lui dire.

    - Au fait tu as deviné à quoi servait la clé bleu ?

    - Non pas encore en fait...Avouai-je. Tu peux me le dire?

    - Non.

    - Mais pourquoi ?

    - Pourquoi t'es-tu enfuie quand tu m'as vu avec France alors que c'est toi qui a choisi de faire cesser notre relation ?

    - Quoi ! J'avais beau essayé de me rappeler, à part le 26 juin je ne me souvenais de rien. Mon instinct me disait tout autre chose, c'était un pressentiment fort, celui d'avoir aimé plus que tout Cyrille et d'avoir toujours été avec lui...

    - Désolé.

    - Pourquoi ?

    - Je n'aurais pas du te dire ça...

    - Cyrille, s'il te plaies dis-moi comment nous nous sommes rencontré...

    - Heu... Je le voyais qui rougissait et cela me fit rire. Méchante, tu te fous de moi !

    - Mais non va y ! Il se mit à rire avec moi et me raconta ce qu'il avait ressenti en voyant mon corps dans l'eau. Sa surprise lorsque je lui avais jeté de l'eau à la figure. Et puis notre conversation qui avait duré une nuit entière. Même si je n'arrivais pas à m'en souvenir, je voulais plus que tout savoir pourquoi j'avais soit disant mis un terme à notre relation qui semblait pourtant stable.

    Nous arrivâmes près d'un cascade vers 19 h. Pendant que Cyrille installait une tente je contemplais le magnifique endroit.

    - Lucie ? Je me retournais et lui adressait un immense sourire avant d'admirer de nouveau la cascade.

    - C'est magnifique ici ! Dis-moi Cyrille est-ce que quelqu'un d'autre que toi et moi connaît cet endroit au lycée ?

    - C'est toi qui est magnifique. Me répondit-il. Je le regardais de nouveau, il me dévorait des yeux ce qui me rendais un peu mal à l'aise. Tu es trop mignonne quand tu rougis Lucie. Voyant que ses mots me déstabilisaient, il s'approcha en riant. Ce que j'aime le plus chez toi c'est ça. Tu m'amuses tellement quand tu es comme ça.

    Cette situation me mettait très mal à l'aise et je me dirigeais dans l'eau pour me rafraîchir.

    - Ah tu t'enfuies encore et toujours quand je t'embête un peu trop... Il me rejoignit tandis que j'arrivais au milieu du cour d'eau. Ma robe fine et blanche était mouillée jusqu'à la taille. Il m'adressa un sourire quand il arriva en face de moi. Son expression me fit froid dans le dos et je décidais de le distancer de moi en lui envoyant de l'eau à la figure. Celui-ci réagit et m'en envoya avec une force nettement plus grande que la mienne. Tout en reculant, je glissais bêtement sur une pierre et je tombais en arrière. Un bras sûr m'attrapa par les hanches et me sortit de l'eau. Cyrille resserra son étreinte et j'étais maintenant à quelques centimètres de ses lèvres. Je sentais même son souffle dans mon cou et je voyais bien ses yeux me mangeaient toute cru. Cette situation me faisait peur et je ne savais pas si il s'en rendait compte ou non. D'un coup, il m’entraîna avec lui hors de l'eau ou il m'allongea sur l'herbe. Il me rejoignit et contempla le ciel en me parlant doucement.

    - Je ne veux pas te faire peur Lucie. Mais j'ai du mal à me contrôler... Nous sortions ensembles depuis 5 mois mais ça tu l'as oublié et j'ai tendance à ne pas prendre en compte que pour toi je ne suis qu'un inconnu... Le silence s'installa alors et seul le bruit de la cascade me permettait de dire que le temps passait. Alors que Cyrille avait fermé les yeux pour se reposer, je le regardais en détail. Il avait un beau visage. Il avait enlevé son haut qui séchait plus loin, laissant voir son torse qui je ne sais pourquoi m'attirait. J'avais envie de venir m'y blottir et le toucher... Pourquoi ?

    - Pourquoi m'as tu dit que c'était toi ma raison de vivre ? Quand il ouvrit les yeux, mon visage se trouvait pencher sur le sien. Il posa sa main sur mon bras et son regard amusé de tout à l'heure était devenu bien étrange pour moi.

    - Connais-tu la chanson The Reason de Hoobastank ?

    - Oui. Disais-je doucement, comme troublée.

    - Tu l'écoutais beaucoup et tu trouvais que tu n'avais aucune raison de vivre... Ses yeux étaient plongés dans les miens. Il caressa mon bras avec une extrême délicatesse. J'entendais dans mon esprit la chanson dont il parlait. C'était une si belle chanson et Cyrille m'attirait tant. Comme si depuis le début il était ma raison de vivre, la raison qui m'avait fait continuer...

    - Lucie...Murmura t-il alors. Ce n'est que là que je pris conscience que je venais de l'embrasser. Mon corps tout entier avait envie de lui dire je t'aime et ses yeux me renvoyaient le même message. Je l'embrassais de nouveau et sa main glissa jusque dans mon cou où après m'avoir caresser il y laissa un baiser. J'avais un peu peur mais un sentiment de curiosité m'avait déjà envahie. Posant mes mains sur son torse il arrêta alors et me demanda si j'étais sûre. Je lui répondis que je l'aimais puis je posais mes mains autour de son cou.

    - Nous serons mieux dans la tante. Disait-il avant de me prendre dans ses bras et m'y portait.


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