• Fin

    - France ! Descends ! Ordonna la maman de la demoiselle. Sa fille arriva au pas de course sur le pas de la porte. Arrivée là, elle découvrit le policier et sa collègue chargé de son cas.

    - Qu'y a t-il ? Demanda t-elle. On lui tendit un paquet. Alors qu'elle l'ouvrait la jeune inspectrice lui donna quelques explications.

    - Ce paquet a été envoyé par ton amie Lucie à la prison. Ensuite le jeune homme que tu as accusé de viol a demandé à ce qu'on te transmette ça.

    France ouvrit le paquet et découvrit un journal, le cadenas n'était pas présent ce qui lui permit de l'ouvrir. Elle reconnut tout de suite l'écriture de Lucie.

    - C'est le journal intime de Lucie ! La jeune fille partie à la dernière page qui était bien écrite. Datée d'aujourd'hui, 26 juin. Elle écarquilla les yeux ce qui intrigua les policiers. Elle lu en silence ce qui ressemblait à des adieux.

    « 26 juin,

    J'aimerais m'excuser Cyrille de n'avoir pas comprise plus tôt la signification de ton cadeau. J'ai enfin compris et j'espère qu'il n'est pas trop tard. Aujourd'hui est le jour de ma mort et je compte bien te rejoindre dans ce monde qui m'attend depuis le début. Je voulais te dire une dernière chose: Je t'aime. »

    France se mit à pleurer et continua à lire les mots, écrits avec un autre stylo et qui ressemblait peut-être à la réponse que Cyrille avait écrite :

    « Je t'aimerai moi aussi toujours Lucie, je vais te rejoindre également très vite je l'espère. Car ma vie sans toi n'a aucun intérêt. Je t'aime mon sourire. »

    - Non ! Lucie ! Où est-elle ?

    - Elle a disparu. Répondit froidement le policier.

    - Non ! C'est ma faute ! Il faut... Il faut la retrouvé!

    - Comment ça ta faute? Demanda sa mère perplexe.

    - J'ai menti ! À partir de cet instant, France commença à pleurer. J'aimais Cyrille mais il sortait avec Lucie ! Alors quand je l'ai vu revenir à l'hôpital avec lui, j'ai déchiré mes vêtements et j'ai dit qu'il m'avait touché ! Mais il ne m'a rien fait ! Il est innocent ! Et maintenant Lucie va se suicider à cause de moi ?

    Après cet aveu, Cyrille fut aussitôt libéré. France quant à elle mise en examen pour avoir mentit. Lucie ne fut jamais retrouvée et Cyrille disparu de la circulation dès sa remise en liberté. Peut-être s'étaient-ils vraiment suicidés en ce 26 juin ou bien, Lucie avait-elle réellement découvert que la clé bleu était la clé de la maison. Si c'était le cas, elle sera sûrement chez lui, attendant avec impatience son retour et tous deux auraient refais leur vie, là dans la si belle maison près de la cascade...


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  • J'avais froid, un frisson me parcourrait de l'épaule jusqu'au pied. Ouvrant doucement les yeux, je découvris une main posée sur ma poitrine, le bras appuyé sur ma taille et touchant mes cotes m'apportait chaleur et confiance. Doucement, je remmenais la couette sur moi, du moins j'essayais car je n'arrivais pas à l'attraper sans trop bouger. À vraie dire, le simple fait de savoir que j'étais nue me faisais rougir alors si en plus en bougeant je le sentais lui, j'avais peur de sursauter ou de faire une chose des plus stupides... Pour le moment je ne sentais que sa main. Alors que j'émergeais de cette nuit qui avait été pour moi une première très agréable, je découvrais une chose flagrante: nous n'étions plus dans la tante ! Je me trouvais dans une chambre ! J'avais tressaillis en découvrant cela et je sentis Cyrille bouger dans le lit. Sa main glissa doucement sur ma peau pour ensuite retourner plus loin. D'un coup, il se redressa, attrapa la couette qu'il étendit sur la totalité du lit. La porte s'ouvrit, laissant pénétrer la lumière du jour dans toute la pièce. Toujours allongée, je n'osais bouger et je faisais comme si je dormais encore.

    - Ah ! Heu... Pardon j'ignorais que tu étais accompagné...

    - C'est pas grave papa. Mon amoureux soupira.

    - J'étais étonné de voir que tu es rentré alors que j'ai ta clé.

    - T'inquiètes pas je me suis débrouillé. Tu peux y aller maintenant ? Au ton de sa voix, je sentis que la présence de son père alors que j'étais là, nue (heureusement la couette me recouvrait jusqu'au menton) le gênait. Celui-ci partit. Je le sentis bouger puis son bras vint se poser sur le bout de couette qui m'entourait. Mon dos frissonna lorsqu'il me tira délicatement contre son corps. Sa chaleur m'envahit et je dois dire que c'était vraiment très agréable.

    - Inutile de faire semblant Lucie je sais que tu es réveillée. Aussitôt j'ouvris les yeux et tournais la tête vers lui. Il déposa un baiser dans mon cou puis sur ma joue et finit par mes lèvres.

    - On est où ? Demandais-je après quelques minutes durant lesquelles lui et moi nous regardions avec amour.

    - Chez moi. Enfin c'est la maison de mon père mais il me la confie durant l'année. Il avait dû remarqué mon regard troublé car je n'eus pas le temps de poser une autre question qu'il répondit. Il y a eu un orage cette nuit, je t'ai porté dans le sac de couchage jusqu'ici. D'ailleurs j'ai une mauvaise nouvelle... En prenant tout à la va-vite dans le noir, j'ai... Enfin ta robe s'est accrochée à la tante et elle est un peu déchirée...

    - Pas grave. Je l'embrassais avec passion. J'étais fière de l'avoir surpris car jusqu'à présent, c'était surtout moi qui étais le plus facilement déstabilisée.

    - Je t'aime.

    - Moi aussi.

    Après cette magnifique nuit et belle matinée, il me remmena chez moi. J'avais pu constater que ma robe blanche était déchirée en bas à plusieurs endroit comme si je m'étais faite attaquée. Ce qui nous fit bien rire.

    Comme je me sentais mal il m'emmena à l'hôpital. Ma tête tournait et j'avais l'impression que d'une minute à l'autre j'allais m'évanouir. Arrivée à l'hôpital j'y trouvais l'infirmière qui s'occupait de mon suivi. Elle me trouvait blanche. Je m'avançais vers elle d'un pas non assuré. Alors que je traversais le couloir en passant près des escaliers, un infirmier descendit en me bousculant. Mon corps tomba dans les escaliers sans que je ne puisse réagir. J'entendais Cyrille paniquait mais je sombrais dans un épuisement que je connaissais un peu trop bien.

    Je repris mes esprits à l'hôpital entouré de France, maman et papa. Il y avait aussi la police. Je cherchais Cyrille du regard et mais il n'y était pas.

    - Lucie ! Enfin tu reprends connaissance ! Dis leur ce qui c'est passé hier !

    J'émergeai du sommeil et je ne réagis même pas à ces mots. Un policier me demanda alors si je pouvais raconter ce qui s'était passé hier. Mon seul souvenir était mon corps contre Cyrille... Je ne pouvais pas répondre ! C'était trop personnel et intime !

    -Je... Je ne sais plus. Tout est brouillé dans ma tête.

    - Vous voyez je vous l'avais dit ! Quand il s'en est pris à elle, cela l'a tellement choqué qu'elle ne s'en souvient pas ou ne veux pas le faire ! S'énerva France.

    - Mais de quoi vous parlez ? Finissais-je par demander.

    - De votre viol mademoiselle et de celui de votre amie. Je regardais France choquée par ses propos.

    J'essayais de me souvenir mais sur le coup, rien ne venait à part mon amoureux sur moi. Il... Non... Non ! Des larmes coulaient sur mes joues. Mes yeux étaient perdus dans mes pensés et les policiers prenaient ça pour un aveux. Ils sortirent dans le couloir ce qui me permit de découvrir Cyrille, assit sur un banc, menotté.

    Je voulais protester, défendre Cyrille, prouver qu'il était innocent mais aucun son ne sortit de ma bouche. J'avais, quelques jours après, essayé de parler à la police de dire que j'avais passé la nuit seule avec lui et que tout ça n'était que mensonge mais on me répondit que je ne devais pas avoir peur et que je ne devais pas renier son crime ! Entre temps, j'avais aussi retrouvé les éléments manquants de ma mémoire. Je me souvenais, Cyrille m'avait trompé avec France, mon ex-meilleure amie, c'est pour ça que j'avais fuis et que... Ce souvenir me faisait peur et si France avait raison et que Cyrille m'avait réellement fait du mal ? Chaque jour je pensais à lui, j'écoutais sans cesse The Reason. C'était décidé ! Je devais savoir et seul Cyrille avait les réponses à mes questions. Après le lycée je me dirigeais vers l'église de la ville. Une tour, vestige d'un ancien château, était haute de plusieurs dizaines de mètres et le haut était difficile d'accès. J'y allais donc discrètement puis je hurlais pour que les gens qui se trouvaient en bas m'entendent. Un homme, qui m'avait vu en levant la tête poussa un cri en me désignant de la main. Plus les minutes passaient plus les gens me regardaient et plus j'avais peur. Et si sauter était la seule solution ? Et si je disparaissais ? Cyrille est en prison à cause de moi, c'est ma faute. Je veux que tout ça cesse ! Pendant deux secondes, je m'imaginais sautant du bord et chutant jusqu'à m'écraser sur le goudron d'en bas. J'étais horrifiée par cette pensée. Un homme de la police monta pour parler avec moi.

    - Si vous approchez je saute ! Je ne veux parler à personne j'ai peur ! Ma voix, au départ si en colère finissait en pleures.

    - Si vous avez peur alors expliquez moi mais ne faites pas de bêtise mademoiselle je vous en prie.

    - Non je veux parler à Cyrille ! C'est à lui et personne d'autre que je veux parler ! Je veux qu'il vienne sinon je saute !

    Après plusieurs refus de sa part et de menaces, le policier avait été obligé de faire rapatrier Cyrille pour qu'ensuite il le rejoigne ici. Quand il arriva, il avait une mine très triste et très fatiguée. Le policier lui avait dit quelques mots que je ne pus entendre avant de le laisser venir vers moi. Quand il arriva à moins d'un mètre de moi je me jetais dans ses bras en pleurant.

    - Pourquoi tu fais ça Lucie! Je ne veux pas que tu meures.

    - Je voulais te voir Cyrille. J'ai peur pour toi... Il me serra contre lui pour me consoler et caressa ma joue.

    Le policier s’apprêtait à nous rejoindre quand Cyrille annonça que si quelqu'un s'approchait de nous, nous sauterions tous les deux.

    - Cyrille, je veux savoir pourquoi tu m'as trompé avec France ? Il me regarda avec un air bien étrange c'était un mélange de surprise, de tristesse mais également de colère.

    - Je ne t'ai jamais trompé Lucie. Après avoir refusé de passer la nuit chez moi tu as demandé à France de venir me dire que tu rompais.

    - Quoi ! Mais je n'ai jamais dit ça ! Je ne suis pas venue parce que d'un part j'avais peur mais surtout j'avais un repas familial c'est ce que j'ai demandé France de te dire.

    - Elle ne m'a rien dit de ça...

    - Alors c'est... Elle a menti...

    - Cette fille est complètement folle tu as vu ce qu'elle a fait de moi !

    - Oui et en plus personne ne veut me croire quand je dis que tu es innocent ! De nouveau j'enfouis mon visage dans l'étreinte de mon amoureux. Je voulais qu'il reste, même si la situation était assez spéciale je voulais qu'il reste avec moi, toujours.

    - Lucie... Il faut...

    - Non ! Je ne veux pas que du retourne là bas ! Criai-je.

    - Ne t'inquiètes pas pour moi Lucie.

    - Ne pars pas ! Pleurais-je. Je savais que mes mots ne pouvaient rien changer mais j'espérais encore que les choses prennent une tournure différente.

    - Tu as trouvée la signification de la clé ? Me demanda t-il alors. Sur le coup je trouvais sa question hors sujet.

    - Non... Mais je te promets je trouverai ! Je ferai ça pour toi, pour nous ! À ces mots il me regarda avec passion avant de me serrer contre lui et de m'embrasser.

    - C'est bon ! Avait-il alors dit. La police voulait nous séparer mais Cyrille me gardait serrer dans ses bras tandis que je m'agrippais à son vêtement.


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  • Les quelques mois qui avaient passé me faisaient peur. Ce soir, c'était le fameux bal et j'en étais presque terrifiée. Et si, ce garçon était comme celui de Maud ? Que faire ? Je voulais tant connaître la vérité, cette vérité qui me faisait si peur

    Les garçons, tous, me faisaient peur et ça depuis que j'avais mis la main sur mon journal intime. Le journal, bien caché sous un bout de tapis, avait répondu à déjà beaucoup de questions. Mon journal reprenait en mai. Que c'était-il passé entre ? Je ne le savais pas. J'avais parlé d'un problème, j'allais très mal et je me sentais responsable de la disparition et la mort de ma cousine Maud. Elle avait disparu le 12 janvier et avait été retrouvée morte et violée en février... Je parlais d'un Cyrille, sûrement lui. Je sortais avec. C'était étrange j'étais donc vraiment amoureuse de lui pourtant je ne parle à aucun moment de notre rencontre. Quand et comment l'ai-je rencontré ? Et puis que représentait la clé qu'il m'avait donné dans la boite métallique ?

    - Lucie ? France est là dépêches toi ! Me cria ma mère de la cuisine. Je descendis, mal à l'aise à cause de la robe que ma maman et France m'avait choisies pour le bal. Je me souviens encore le temps fou que nous avions mis dans les magasins juste pour me trouver une tenue. J'avais été forcé de jouer le jeu car jusque là, je devais faire croire que j'allais bel et bien à la soirée même si je n'irais pas vraiment... Une fois à la porte je vis maman, papa me regardaient avec une immense joie. France me pressa pour ne pas arriver en retard. Elle portait une robe fine, qui laisser voir ses jolies formes, elle était rouge. Je trouvais que sa tenue était un peu osée pour ce genre de soirée mais comme Cyrille m'avait dit de me méfier, je ne faisais rien ou presque avec elle. Arrivée à la fête, je ne prêtais pas une seule attention à mes amies qui me complimentaient sur ma robe, je cherchais désespérément Cyrille du regard. Dès que j'avançais dans la foule d'élève, les regards se tournaient toujours vers moi pour diverses raisons. D'abord parce que j'étais la fille renversée par une voiture, parce qu'en plus c'était un garçon qui m'avait ramené à la vie (mais comment avaient-ils pu savoir tout ça ? ) et ensuite, à voir le regard des garçons ma tenues semblait plaire. Alors que les filles parlaient du nouveau j'en profitais pour m'éclipser. Je l'avais cherché dans la salle et ne l'avais pas trouvé. Mais quand j'arrivais au parking, une voiture noire s'arrêta à ma hauteur et la portière côté passager s'ouvrit. J'avais hésité au départ mais il me rassura en disant qu'il m'emmenait là où lui et moi nous étions rencontrés. C'était assez loin d'ici et durant le trajet il me posa des questions sur l'absence de ma cousine.

    - En fait... Elle a disparu... Ce fameux gars l'a violé puis tué...

    - Excuses moi je suis désolé je ne voulais pas...

    - Non, ça va je me suis faite à cette idée.

    - Ça explique beaucoup de chose cette histoire... Marmonna t-il.

    - Quoi ? ! Pourquoi ? Il me regarda avec un air amusé.

    - En fait quand je t'ai parlé au tout début, tu étais très méfiante envers moi comme si j'étais un monstre. Sur le coup j'avoue que je me posais des questions mais maintenant tout devient plus clair... Tu avais juste peur à cause de ce qui c'est passé avec ta cousine. Tu avais peur que ça t'arrive et c'est pour ça que tu as rompu après ma proposition de passer la nuit chez moi...

    - Alors toi et moi avons rompu ? Lui demandais-je très surprise. Je trouvais ses explications fausses et j'hésitais à le lui dire.

    - Au fait tu as deviné à quoi servait la clé bleu ?

    - Non pas encore en fait...Avouai-je. Tu peux me le dire?

    - Non.

    - Mais pourquoi ?

    - Pourquoi t'es-tu enfuie quand tu m'as vu avec France alors que c'est toi qui a choisi de faire cesser notre relation ?

    - Quoi ! J'avais beau essayé de me rappeler, à part le 26 juin je ne me souvenais de rien. Mon instinct me disait tout autre chose, c'était un pressentiment fort, celui d'avoir aimé plus que tout Cyrille et d'avoir toujours été avec lui...

    - Désolé.

    - Pourquoi ?

    - Je n'aurais pas du te dire ça...

    - Cyrille, s'il te plaies dis-moi comment nous nous sommes rencontré...

    - Heu... Je le voyais qui rougissait et cela me fit rire. Méchante, tu te fous de moi !

    - Mais non va y ! Il se mit à rire avec moi et me raconta ce qu'il avait ressenti en voyant mon corps dans l'eau. Sa surprise lorsque je lui avais jeté de l'eau à la figure. Et puis notre conversation qui avait duré une nuit entière. Même si je n'arrivais pas à m'en souvenir, je voulais plus que tout savoir pourquoi j'avais soit disant mis un terme à notre relation qui semblait pourtant stable.

    Nous arrivâmes près d'un cascade vers 19 h. Pendant que Cyrille installait une tente je contemplais le magnifique endroit.

    - Lucie ? Je me retournais et lui adressait un immense sourire avant d'admirer de nouveau la cascade.

    - C'est magnifique ici ! Dis-moi Cyrille est-ce que quelqu'un d'autre que toi et moi connaît cet endroit au lycée ?

    - C'est toi qui est magnifique. Me répondit-il. Je le regardais de nouveau, il me dévorait des yeux ce qui me rendais un peu mal à l'aise. Tu es trop mignonne quand tu rougis Lucie. Voyant que ses mots me déstabilisaient, il s'approcha en riant. Ce que j'aime le plus chez toi c'est ça. Tu m'amuses tellement quand tu es comme ça.

    Cette situation me mettait très mal à l'aise et je me dirigeais dans l'eau pour me rafraîchir.

    - Ah tu t'enfuies encore et toujours quand je t'embête un peu trop... Il me rejoignit tandis que j'arrivais au milieu du cour d'eau. Ma robe fine et blanche était mouillée jusqu'à la taille. Il m'adressa un sourire quand il arriva en face de moi. Son expression me fit froid dans le dos et je décidais de le distancer de moi en lui envoyant de l'eau à la figure. Celui-ci réagit et m'en envoya avec une force nettement plus grande que la mienne. Tout en reculant, je glissais bêtement sur une pierre et je tombais en arrière. Un bras sûr m'attrapa par les hanches et me sortit de l'eau. Cyrille resserra son étreinte et j'étais maintenant à quelques centimètres de ses lèvres. Je sentais même son souffle dans mon cou et je voyais bien ses yeux me mangeaient toute cru. Cette situation me faisait peur et je ne savais pas si il s'en rendait compte ou non. D'un coup, il m’entraîna avec lui hors de l'eau ou il m'allongea sur l'herbe. Il me rejoignit et contempla le ciel en me parlant doucement.

    - Je ne veux pas te faire peur Lucie. Mais j'ai du mal à me contrôler... Nous sortions ensembles depuis 5 mois mais ça tu l'as oublié et j'ai tendance à ne pas prendre en compte que pour toi je ne suis qu'un inconnu... Le silence s'installa alors et seul le bruit de la cascade me permettait de dire que le temps passait. Alors que Cyrille avait fermé les yeux pour se reposer, je le regardais en détail. Il avait un beau visage. Il avait enlevé son haut qui séchait plus loin, laissant voir son torse qui je ne sais pourquoi m'attirait. J'avais envie de venir m'y blottir et le toucher... Pourquoi ?

    - Pourquoi m'as tu dit que c'était toi ma raison de vivre ? Quand il ouvrit les yeux, mon visage se trouvait pencher sur le sien. Il posa sa main sur mon bras et son regard amusé de tout à l'heure était devenu bien étrange pour moi.

    - Connais-tu la chanson The Reason de Hoobastank ?

    - Oui. Disais-je doucement, comme troublée.

    - Tu l'écoutais beaucoup et tu trouvais que tu n'avais aucune raison de vivre... Ses yeux étaient plongés dans les miens. Il caressa mon bras avec une extrême délicatesse. J'entendais dans mon esprit la chanson dont il parlait. C'était une si belle chanson et Cyrille m'attirait tant. Comme si depuis le début il était ma raison de vivre, la raison qui m'avait fait continuer...

    - Lucie...Murmura t-il alors. Ce n'est que là que je pris conscience que je venais de l'embrasser. Mon corps tout entier avait envie de lui dire je t'aime et ses yeux me renvoyaient le même message. Je l'embrassais de nouveau et sa main glissa jusque dans mon cou où après m'avoir caresser il y laissa un baiser. J'avais un peu peur mais un sentiment de curiosité m'avait déjà envahie. Posant mes mains sur son torse il arrêta alors et me demanda si j'étais sûre. Je lui répondis que je l'aimais puis je posais mes mains autour de son cou.

    - Nous serons mieux dans la tante. Disait-il avant de me prendre dans ses bras et m'y portait.


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  • J'étais assise sur mon lit. Contemplant la pièce qui était ma chambre mais qui m'étais inconnue. Je fixais un bout de papier que j'avais, par le passé, accroché à ma table de nuit. Il était écrit dessus quelques mots dont le sens m'échappait un peu :

    « The reason is me. Voilà ce que tu dois te dire, que moi j'ai besoin de toi.

    On se retrouve à la rentrée à la sortie du lycée j'espère.

    Ta raison de sourire. »

    Pourquoi celui ou celle qui avait écrit ce message avait signé « ta raison de sourire » ? Le mot sourire m'évoquait celui qui m'avait embrassé à l'hôpital car lui aussi m'avait parlé de sourire. Je caressais mes lèvres en repensant au baiser qu'il m'avait donné. Je ne savais toujours pas qui il était. Mes parents m'avaient dit qu'il voulait soit disant me harceler pour me vendre je ne sais quoi. Et ma meilleure amie France, elle, m'avait dit que c'était un gars mauvais qui d'ailleurs avait voulu me forcer à venir chez lui pour me violer. Les deux explications ne correspondaient pas du tout et Maud n'était pas là pour m'aider alors que j'en avais grand besoin. Comme j'avais faim, je descendis me chercher un bol de lait froid avec des céréales au miel. Elles me faisaient une sensation étrange dont je ne comprenais toujours pas si il s'agissait d'un souvenir ou d'un pressentiment. Je voyais un bol plein et alors que je mangeais, une autre cuillère venait m'en chiper. Je me voyais en train de rire et de dire à la personne de ne pas toucher alors qu'elle continuait. Cela faisait maintenant plusieurs jours que j'étais à la maison. J'étais restée sept mois dans le coma ce qui me faisait froid dans le dos. Le médecin de l'hôpital, avec qui j'avais rendez-vous régulièrement, m'avait affirmé que j'avais serré la main du jeune homme et que d'après eux mon esprit était éveillé depuis septembre. Pourtant je ne me souvenais de rien à part du 11 janvier de l'année dernière après c'était un trou noir.

    - Lucie ! C'est France au téléphone.

    - Que veut-elle ?

    - Te parler ! Répondit ma mère du couloir. Je la rejoignis donc et pris le combiné où France parlait de je ne sais quelle fête qui arrivait bientôt. Après qu'elle m'est parlée une heure des différentes tenues entre lesquelles elle hésitait, elle me demanda si je revenais au lycée bientôt. Je répondis que je ne savais pas. Elle me dit ensuite, comme pour me donner envie de revenir, qu'il y avait un nouveau. Malheureusement, dès qu'elle me parlait du lycée cela me faisait plus peur qu'autre chose. Sous prétexte d'un besoin de dormir, je lui raccrochais au nez et rejoignis ma chambre. Je passais ma nuit à contempler la boite métallique qu'il m'avait offert. Je ne l'avais toujours pas ouverte car sous la boite avait été mis un post-it qui me demandait d'attendre mon anniversaire. Nous étions la nuit du 9 janvier et mon anniversaire était le 10. Il me tardait de pouvoir savoir ce que contenait mon précieux cadeau. Le lendemain, je ne sais trop pourquoi je décidais de prendre le train pour aller au lycée. J'avais un peu pu récupérer mes cours grâce à l'extrême gentillesse d'une amie de classe qui m'avait copié les cours et les exercices d'applications. Alors que j'étais dans le train un groupe de fille m'appela. Je reconnue mes amies et je vins leur dire bonjour.

    - Wouah Lucie tu reviens au lycée !

    - En plus le jour de ton anniversaire !

    - Ah oui c'est vrai ça !

    - BON ANNIVERSAIRE ! ! ! Disaient-elles toutes en cœur.

    - Tu as eu nos sms ?

    - Heu non...en fait je ne me souviens pas du mon code pin donc mon portable est à jamais éteint. Avouai-je.

    J'avais passé une agréable journée. J'attendais mon bus à la sortie du lycée avec France et je le cherchais du regard mais il n'était pas là.

    - Dis France, le beau garçon qui m'a tenu compagnie pendant mon coma, il n'est pas au lycée ?

    - Non. Mais je croyais que tes parents t'avais interdit de lui parler ?

    - Oui mais...il était beau et puis il m'a...

    - Lucie, ne va rien imaginer parce que c'est mon petit ami.

    - Mais ? ! J'étais très surprise d'entendre ça. Je croyais qu'il était mauvais et avait voulu me violer ?

    -Oui, mais je compte te venger ! C'est pour ça que je sors avec lui.

    Alors il était son petit ami... Je ne comprenais plus rien pourquoi m'avait-il embrassé ? Je me sentais trahie...Il avait pourtant eu l'air si gentil avec moi... Pourquoi tant de mystère autour de lui bon sang !

    - Lucie attends ! Où vas-tu ? Me cria t-elle. Je courais plus vite que jamais. A bout de souffle je m'arrêtais enfin. C'était là, sur cette route, que j'avais couru le 26 juin. Pourquoi ? Hésitante, j'avançais sur le rebord du trottoir. J'allais poser un pied sur la route quand un monsieur me tira en arrière.

    - Attention ! L'accident qui c'est produit l'an dernier ne vous a pas assez choqué ! Cette voie est dangereuse alors ne vous mettez pas aussi près de la route !

    Il ne pouvait pas comprendre ! Je veux retrouver ma mémoire ! Le docteur m'a bien dit que si j'avais un choc aussi violent que le précèdent je pourrai peut-être retrouver tous mes souvenirs et la seule façon était celle-ci !

    Quand je revins prendre mon bus, je découvris avec stupeur qu'il y était aussi. Il riait de bon cœur avec des garçons du lycée. Je le fixais d'un air méchant car je ne supportais pas qu'il m'ait mentit. J'eus une grande chance car il me remarqua seulement quand je sortais du bus. Arrivée chez moi, je me ruais sur la boîte. Je l'ouvris. Des confettis me jaillirent à la figure. J'affichais alors un immense sourire. Il y avait des bonbons, un porte clé avec une clé bleue et un papier au fond de la boîte. Alors que je mangeais avec joie les bonbons je prenais et observais la clé avec attention. Qu'est ce qu'elle ouvrait avait été ma première question puis il y avait : pourquoi l'avait-il et me la donnait ou rendait-il ? Je cherchais dans ma chambre un quelconque objet fermé à clé mais il n'y avait rien de tel. Je prenais délicatement le papier et l'ouvrit. C'était une feuille blanche, simple. Je commençais à lire quand ma mère débarqua sans même frapper.

    - Maman !

    - Oh c'est bon ! Je venais pour savoir ce que tu comptes mettre pour la soirée ?

    - Je n'y vais pas. Répondis-je franchement.

    - Comment ça ? Tu vas y aller ça te feras voir du monde et puis il faut bien que tu t'amuses au lieu de rester cloîtrer ici !

    - JE FAIS CE QUE JE VEUX ! S'en fut trop pour moi, prenant la clé et la lettre je sortis de la chambre comme une furie. Mon père s'en mêla en me menaçant de je ne sais quoi si je sortais. Après m'être chaussée et avoir enfilée ma petite veste en cuir, je sortis.

    Je ne sais pas combien de temps j'ai pleuré mais lorsque j'ai commencé à me calmer, je décidais de lire la lettre du garçon. Je lisais tout en jouant avec la clé que je tenais entre mes doigts :

    « Je sais que c'est une première de d'écrire une aussi longue lettre. Mais bon faut bien un début à tout pas vraie.

    Je voulais aussi m'excuser d'être parti comme ça mais ta question m'a assez secoué et puis après ta famille... Si tu veux tout savoir, lis ton journal intime et aussi quand voudras-tu récupérer celui que j'ai ?

    Je sais que ta famille va tout faire pour que tu me détestes mais je t'en pries crois en moi. Et surtout ne fais pas confiance à France, elle n'est pas celle que tu crois. Je t'attendrais le soir du bal alors s'il te plaie ne m'oublie pas.

    Cyrille »


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  • Enfin je me souvenais de tout. France qui ne m'avait pas attendu, Cyrille et elle l'un contre l'autre, l'accident... Je ne sais pas si j'arriverais à ne pas en vouloir à France mais en ce qui concernait Cyrille mon amour pour lui l'emportait sur tout le reste. Je voulais sortir de là et lui dire que je lui pardonnais. Je voulais tant me réveiller ! Ainsi j'irais chez moi, je lirai la suite de mon journal et je serais enfin pourquoi ma cousine, si proche de moi, n'est jamais venue me rendre visite.

    - Lucie, je vais aller manger. Ce matin je me suis tellement dépêché pour venir que je n'ai rien déjeuner...

    Non ! Je sentais sa présence s'éloignait, ce qui me donna envie de pleurer. Je luttais comme jamais pour réussir à bouger tout en appelant Cyrille encore et encore même si il ne pouvait pas entendre ce que mon esprit mourrait d'envie de lui hurler.

    - Cyrille ! Il se retourna subitement. Mes yeux s'entrouvrirent et je vis un magnifique jeune homme qui s'avançait vers moi avec un immense sourire.

    - Lucie ! Il s'assit sur le bord de mon lit et me serra contre lui. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait mais être serré contre lui me procura une chaleur qui fit battre mon cœur plus vite que la normale. Le jeune homme appuya sur une manette suspendue à mon lit et quelques minutes plus tard des femmes entrèrent dans ma chambre suivies d'un homme qui portait lui aussi une blouse blanche. Après m'avoir examiné. Ils me posèrent des questions.

    - Vous vous souvenez de votre prénom ?

    - Oui, je m'appelle Lucie.

    - Savez-vous où vous êtes ? Je mis un certain à réfléchir avant de répondre.

    - Je suis dans un hôpital.

    - Bien et savez-vous quel jour nous sommes ?

    - Le... 11 janvier. Ils me regardèrent d'un air étrange. Je réfléchissais à mes derniers souvenirs.. J'en voulais à ma cousine parce qu'elle ne m'avait pas téléphoner... Où est Maud ? Demandais-je alors. Le médecin assez surpris par la question regarda l'infirmière qui était restée.

    - Maud est sa cousine, elles étaient très proches toutes les deux. Répondit le garçon qui m'avait pris dans ses bras à mon réveil.

    - Elle va sûrement venir avec vos parents, nous les sommes en train des les contacter. Vous êtes sûre que nous sommes le 11 janvier ? Je regardais le garçon qui reculait peu à peu de moi. Il était maintenant à ma droite. L'infirmière lui demanda de se pousser quand je ne sais pas pourquoi mon corps me dicta des choses qui, pour moi n'avaient aucun sens. J'attrapais son bras, refusant qu'il s'éloigne et me mis à pleurer.

    - Me laisses pas toute seule ! Criai-je alors. Un flash étrange me vint alors. Je sentais la pluie tombait sur mon corps. Je ne voulais pas qu'il me laisse seule. J'entendis soudain un crissement de pneu et le temps de me retourner je sentis un énorme choc frapper tout mon être. Quand je repris mes esprits, j'étais de nouveau dans l'hôpital, je tenais en tremblant comme une feuille le garçon qui, pour me rassurer caressait mes cheveux.

    - Je suis morte, je suis morte le 26 juin !

    - Vous ne pouvez pas être morte si vous êtes ici maintenant. Affirma le docteur.

    - Le 26 juin je suis morte. On est le 26 juin, le jour où je suis morte. Répétais-je sans cesse complètement paniquée. Le docteur se tourna vers le garçon et demanda ce que représenté le 11 janvier pour moi.

    - Je ne suis pas sûr mais quand elle était dans le coma je lui ai lu son journal. Il s'arrêtait à cette date là...

    - Docteur nous avons un problème pour contacter les parents de... enfin vous pouvez venir ? Le docteur sortit suivi par l'infirmière, me laissant seule avec le garçon. Je me sentis divaguer et recommençais à dire des choses dont le sens m'échappait.

    - Tu vas partir. Non ! Je ne veux pas ! Restes avec moi s'il te plaie... Ne pars pas. Le garçon me berçait un peu dans ses bras en disant que je devais me calmer mais je n'y arrivais pas. Il dit ensuite qu'il resterait toujours au près de moi mais j'avais trop peur de perdre je ne sais même pas quoi pour que ces mots me calment.

    - Pourquoi veux-tu partir ? Qu'est ce que je t'ai fait ? Je comptais continuer encore mais ses lèvres se posèrent sur les miennes. C'était doux, simple. Son geste répondit à toutes les questions qui me venaient à l'esprit. Et pourtant je ne comprenais toujours pas ce qui m'arrivait. C'est moi qui achevais ce doux et tendre baiser. Il fallait que je sache, qu'il réponde à une question qui était capitale pour moi.

    La porte de ma chambre s'ouvrit. Il s'agissait du docteur.

    - Nous n'avons pas pu joindre vos parents mais si ça ne vous dérange pas nous allons commencer une série d'examen pour vérifier que tout vas bien. Vous les verrez ensuite.

    - D'accord.

    - Cela prendra du temps ? Demanda mon ami. Ou peut-être mon petit ami ? Je ne sais pas à vraie dire...

    - À 16h, elle sera dans la chambre si tout est normal. Répondit le docteur.

    - Dans ce cas Lucie, je vais te laisser. Je vais manger et je reviendrais vers 15 h / 15 h 30. Il m'embrassa le front et se dirigea vers la sortie.

    - Attends ! Qui es-tu ? ! Il me regarda. Son regard était à la fois surpris, confus et déçu. Comme je le fixais avec insistance, il se rendit compte que j'étais très sérieuse. Ses yeux devenaient tout rouge, je voyais bien que ma question l'avait profondément blessé mais je ne savais réellement pas qui il était. Son visage fit une grimace et je compris qu'il pleurait.

    - Désolé... Il se retourna et partit d'une allure rapide. Je le vis au bout du couloir se retourner et me regarder. Dès qu'il vit que je le voyais aussi il se mit à courir pour quitter l'hôpital sans doute. Cela m'attrista énormément...

    Il était 16 h 20 à l'horloge de la salle où j'étais. Je me demandais si il était toujours là... Une infirmière du nom de Lucy m'avait dit qu'il était dans ma chambre depuis 15 h 30 et qu'il m'attendait. J'étais tellement heureuse qu'il soit revenu ! De plus ils avaient finis mes tests et autres examens : je n'avais rien d'anormal. Enfin j'allais pouvoir le revoir. Peut-être m'expliquerait-il enfin tout ce que je voulais savoir. Quand j'entrais enfin dans la chambre, j'eus la surprise de découvrir maman, papa, France et des cousines et tantes. Tous me prirent tour à tour dans leur bras en disant que c'était un miracle que je me sois réveillée. Ma mère semblait engueulée le médecin. Il répondit sèchement que c'est elle-même qui avait demandé qui n'avait pas laisser d'autres coordonnées qu'un numéro fixe. Je sentais qu'il manquait quelqu'un...

    - Où est-il ? Demandais-je en m'apercevant qu'il manquait mon mystérieux inconnu.

    - De qui parles-tu mon bébé ? Demanda ma mère.

    - Le... Il y a quelqu'un qui était là quand je me suis réveillée...

    - Mais quel est son nom ? S'enquit France qui me souriait tant elle était contente de me revoir.

    - Je ne connais pas son prénom... Ou plus...

    - Il n'y a que papa, moi et France qui venions te voir.

    - Non, elle vous parle du garçon dont vous avez interdit l'entrée à la chambre. Celui qui vient tout les jours depuis son accident lui tenir compagnie ! S'était Lucy, l'infirmière qui avait sèchement répondit.

    - Quoi ! ?

    - Nous vous avons répété que Lucie pouvait se réveiller d'une minute à l'autre ! En septembre, alors que ce jeune homme lui parlait, elle a resserré sa main sur la sienne. En novembre après lui avoir effleuré la main, elle a bougé sa tête vers lui. Et ce matin alors qu'il lui parlait, elle a prononcé son prénom avant de se réveiller !

    - Comment ça ? ! Nous avions pourtant été clair sur ce point ce morveux ne devait pas franchir le seuil de cette porte ! S'énerva mon père.

    - Attends chéri ! C'est vrai qu'en septembre je l'ai vu me sourire...

    - Tu ne vas pas t'y mettre ! Ce type est responsable de son accident ! Jamais il ne la reverra ! Ces mots me glacèrent le sang. D'une part parce que je n'avais jamais entendu mon père parler sur un ton aussi colérique et parce que je voulais revoir ce garçon et comprendre pourquoi il m'avait embrassé...

    - Arrêtez un peu ! Elle vient de se réveiller ! Elle doit être fatiguée après tout ça. Ça c'était ma marraine, la maman de Maud. Je constatais seulement à présent que Maud n'était pas là.

    - Tatie, où est Maud ? Tout le monde se tourna vers moi avec un regard horrifié. Ma tante se mit à pleurer suivit de mon père qui alla la calmer dehors.

    - Comme je vous avais dit. Il semble que votre fille est perdue une partie de sa mémoire. Ajouta le médecin.

    - Lucie tu te souviens de l'accident ? Demanda France qui semblait très inquiète.

    - Oui enfin je me souviens qu'il pleuvait. C'était le jour de ton anniversaire et... j'ai entendu une voiture freiner et après... Ma mère avait les larmes aux yeux et me serra contre elle.

    La porte de ma chambre s'ouvrit doucement et ma marraine et mon père, suivis d'une infirmière revinrent. L'infirmière vint jusqu'à moi et me donna une boite en métal.

    - Une amie de ton lycée, c'est présentée avec ça et à dit que c'était pour toi. Elle me remit la boite.

    - Elle aurait pu monter ! Disait ma mère d'un ton de reproche. L'infirmière se pencha à mon oreille et me murmura quelques mots:

    - Regardes sur la vitre de la porte avant que je ne parte. Elle commença ensuite à parler médecine avec ma famille, comme pour attirer leur attention sur elle et me laisser le champ libre. Aussitôt, je fis ce qu'elle m'avait dit et aperçu le garçon. Il avait collé un papier à la vitre où était écrit « Lucie, sourire de ma vie, appelle moi et je t'expliquerai tout. » Je lui adressais un grand sourire qu'il me rendit avant de s'en aller. Il m'avait donc bien attendu depuis 15 h 30. Mais comme ma famille ne l'aime pas, il ne pouvait pas rester dans la chambre. Tout s'expliquait !


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