• J'étais assise sur mon lit. Contemplant la pièce qui était ma chambre mais qui m'étais inconnue. Je fixais un bout de papier que j'avais, par le passé, accroché à ma table de nuit. Il était écrit dessus quelques mots dont le sens m'échappait un peu :

    « The reason is me. Voilà ce que tu dois te dire, que moi j'ai besoin de toi.

    On se retrouve à la rentrée à la sortie du lycée j'espère.

    Ta raison de sourire. »

    Pourquoi celui ou celle qui avait écrit ce message avait signé « ta raison de sourire » ? Le mot sourire m'évoquait celui qui m'avait embrassé à l'hôpital car lui aussi m'avait parlé de sourire. Je caressais mes lèvres en repensant au baiser qu'il m'avait donné. Je ne savais toujours pas qui il était. Mes parents m'avaient dit qu'il voulait soit disant me harceler pour me vendre je ne sais quoi. Et ma meilleure amie France, elle, m'avait dit que c'était un gars mauvais qui d'ailleurs avait voulu me forcer à venir chez lui pour me violer. Les deux explications ne correspondaient pas du tout et Maud n'était pas là pour m'aider alors que j'en avais grand besoin. Comme j'avais faim, je descendis me chercher un bol de lait froid avec des céréales au miel. Elles me faisaient une sensation étrange dont je ne comprenais toujours pas si il s'agissait d'un souvenir ou d'un pressentiment. Je voyais un bol plein et alors que je mangeais, une autre cuillère venait m'en chiper. Je me voyais en train de rire et de dire à la personne de ne pas toucher alors qu'elle continuait. Cela faisait maintenant plusieurs jours que j'étais à la maison. J'étais restée sept mois dans le coma ce qui me faisait froid dans le dos. Le médecin de l'hôpital, avec qui j'avais rendez-vous régulièrement, m'avait affirmé que j'avais serré la main du jeune homme et que d'après eux mon esprit était éveillé depuis septembre. Pourtant je ne me souvenais de rien à part du 11 janvier de l'année dernière après c'était un trou noir.

    - Lucie ! C'est France au téléphone.

    - Que veut-elle ?

    - Te parler ! Répondit ma mère du couloir. Je la rejoignis donc et pris le combiné où France parlait de je ne sais quelle fête qui arrivait bientôt. Après qu'elle m'est parlée une heure des différentes tenues entre lesquelles elle hésitait, elle me demanda si je revenais au lycée bientôt. Je répondis que je ne savais pas. Elle me dit ensuite, comme pour me donner envie de revenir, qu'il y avait un nouveau. Malheureusement, dès qu'elle me parlait du lycée cela me faisait plus peur qu'autre chose. Sous prétexte d'un besoin de dormir, je lui raccrochais au nez et rejoignis ma chambre. Je passais ma nuit à contempler la boite métallique qu'il m'avait offert. Je ne l'avais toujours pas ouverte car sous la boite avait été mis un post-it qui me demandait d'attendre mon anniversaire. Nous étions la nuit du 9 janvier et mon anniversaire était le 10. Il me tardait de pouvoir savoir ce que contenait mon précieux cadeau. Le lendemain, je ne sais trop pourquoi je décidais de prendre le train pour aller au lycée. J'avais un peu pu récupérer mes cours grâce à l'extrême gentillesse d'une amie de classe qui m'avait copié les cours et les exercices d'applications. Alors que j'étais dans le train un groupe de fille m'appela. Je reconnue mes amies et je vins leur dire bonjour.

    - Wouah Lucie tu reviens au lycée !

    - En plus le jour de ton anniversaire !

    - Ah oui c'est vrai ça !

    - BON ANNIVERSAIRE ! ! ! Disaient-elles toutes en cœur.

    - Tu as eu nos sms ?

    - Heu non...en fait je ne me souviens pas du mon code pin donc mon portable est à jamais éteint. Avouai-je.

    J'avais passé une agréable journée. J'attendais mon bus à la sortie du lycée avec France et je le cherchais du regard mais il n'était pas là.

    - Dis France, le beau garçon qui m'a tenu compagnie pendant mon coma, il n'est pas au lycée ?

    - Non. Mais je croyais que tes parents t'avais interdit de lui parler ?

    - Oui mais...il était beau et puis il m'a...

    - Lucie, ne va rien imaginer parce que c'est mon petit ami.

    - Mais ? ! J'étais très surprise d'entendre ça. Je croyais qu'il était mauvais et avait voulu me violer ?

    -Oui, mais je compte te venger ! C'est pour ça que je sors avec lui.

    Alors il était son petit ami... Je ne comprenais plus rien pourquoi m'avait-il embrassé ? Je me sentais trahie...Il avait pourtant eu l'air si gentil avec moi... Pourquoi tant de mystère autour de lui bon sang !

    - Lucie attends ! Où vas-tu ? Me cria t-elle. Je courais plus vite que jamais. A bout de souffle je m'arrêtais enfin. C'était là, sur cette route, que j'avais couru le 26 juin. Pourquoi ? Hésitante, j'avançais sur le rebord du trottoir. J'allais poser un pied sur la route quand un monsieur me tira en arrière.

    - Attention ! L'accident qui c'est produit l'an dernier ne vous a pas assez choqué ! Cette voie est dangereuse alors ne vous mettez pas aussi près de la route !

    Il ne pouvait pas comprendre ! Je veux retrouver ma mémoire ! Le docteur m'a bien dit que si j'avais un choc aussi violent que le précèdent je pourrai peut-être retrouver tous mes souvenirs et la seule façon était celle-ci !

    Quand je revins prendre mon bus, je découvris avec stupeur qu'il y était aussi. Il riait de bon cœur avec des garçons du lycée. Je le fixais d'un air méchant car je ne supportais pas qu'il m'ait mentit. J'eus une grande chance car il me remarqua seulement quand je sortais du bus. Arrivée chez moi, je me ruais sur la boîte. Je l'ouvris. Des confettis me jaillirent à la figure. J'affichais alors un immense sourire. Il y avait des bonbons, un porte clé avec une clé bleue et un papier au fond de la boîte. Alors que je mangeais avec joie les bonbons je prenais et observais la clé avec attention. Qu'est ce qu'elle ouvrait avait été ma première question puis il y avait : pourquoi l'avait-il et me la donnait ou rendait-il ? Je cherchais dans ma chambre un quelconque objet fermé à clé mais il n'y avait rien de tel. Je prenais délicatement le papier et l'ouvrit. C'était une feuille blanche, simple. Je commençais à lire quand ma mère débarqua sans même frapper.

    - Maman !

    - Oh c'est bon ! Je venais pour savoir ce que tu comptes mettre pour la soirée ?

    - Je n'y vais pas. Répondis-je franchement.

    - Comment ça ? Tu vas y aller ça te feras voir du monde et puis il faut bien que tu t'amuses au lieu de rester cloîtrer ici !

    - JE FAIS CE QUE JE VEUX ! S'en fut trop pour moi, prenant la clé et la lettre je sortis de la chambre comme une furie. Mon père s'en mêla en me menaçant de je ne sais quoi si je sortais. Après m'être chaussée et avoir enfilée ma petite veste en cuir, je sortis.

    Je ne sais pas combien de temps j'ai pleuré mais lorsque j'ai commencé à me calmer, je décidais de lire la lettre du garçon. Je lisais tout en jouant avec la clé que je tenais entre mes doigts :

    « Je sais que c'est une première de d'écrire une aussi longue lettre. Mais bon faut bien un début à tout pas vraie.

    Je voulais aussi m'excuser d'être parti comme ça mais ta question m'a assez secoué et puis après ta famille... Si tu veux tout savoir, lis ton journal intime et aussi quand voudras-tu récupérer celui que j'ai ?

    Je sais que ta famille va tout faire pour que tu me détestes mais je t'en pries crois en moi. Et surtout ne fais pas confiance à France, elle n'est pas celle que tu crois. Je t'attendrais le soir du bal alors s'il te plaie ne m'oublie pas.

    Cyrille »


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  • Enfin je me souvenais de tout. France qui ne m'avait pas attendu, Cyrille et elle l'un contre l'autre, l'accident... Je ne sais pas si j'arriverais à ne pas en vouloir à France mais en ce qui concernait Cyrille mon amour pour lui l'emportait sur tout le reste. Je voulais sortir de là et lui dire que je lui pardonnais. Je voulais tant me réveiller ! Ainsi j'irais chez moi, je lirai la suite de mon journal et je serais enfin pourquoi ma cousine, si proche de moi, n'est jamais venue me rendre visite.

    - Lucie, je vais aller manger. Ce matin je me suis tellement dépêché pour venir que je n'ai rien déjeuner...

    Non ! Je sentais sa présence s'éloignait, ce qui me donna envie de pleurer. Je luttais comme jamais pour réussir à bouger tout en appelant Cyrille encore et encore même si il ne pouvait pas entendre ce que mon esprit mourrait d'envie de lui hurler.

    - Cyrille ! Il se retourna subitement. Mes yeux s'entrouvrirent et je vis un magnifique jeune homme qui s'avançait vers moi avec un immense sourire.

    - Lucie ! Il s'assit sur le bord de mon lit et me serra contre lui. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait mais être serré contre lui me procura une chaleur qui fit battre mon cœur plus vite que la normale. Le jeune homme appuya sur une manette suspendue à mon lit et quelques minutes plus tard des femmes entrèrent dans ma chambre suivies d'un homme qui portait lui aussi une blouse blanche. Après m'avoir examiné. Ils me posèrent des questions.

    - Vous vous souvenez de votre prénom ?

    - Oui, je m'appelle Lucie.

    - Savez-vous où vous êtes ? Je mis un certain à réfléchir avant de répondre.

    - Je suis dans un hôpital.

    - Bien et savez-vous quel jour nous sommes ?

    - Le... 11 janvier. Ils me regardèrent d'un air étrange. Je réfléchissais à mes derniers souvenirs.. J'en voulais à ma cousine parce qu'elle ne m'avait pas téléphoner... Où est Maud ? Demandais-je alors. Le médecin assez surpris par la question regarda l'infirmière qui était restée.

    - Maud est sa cousine, elles étaient très proches toutes les deux. Répondit le garçon qui m'avait pris dans ses bras à mon réveil.

    - Elle va sûrement venir avec vos parents, nous les sommes en train des les contacter. Vous êtes sûre que nous sommes le 11 janvier ? Je regardais le garçon qui reculait peu à peu de moi. Il était maintenant à ma droite. L'infirmière lui demanda de se pousser quand je ne sais pas pourquoi mon corps me dicta des choses qui, pour moi n'avaient aucun sens. J'attrapais son bras, refusant qu'il s'éloigne et me mis à pleurer.

    - Me laisses pas toute seule ! Criai-je alors. Un flash étrange me vint alors. Je sentais la pluie tombait sur mon corps. Je ne voulais pas qu'il me laisse seule. J'entendis soudain un crissement de pneu et le temps de me retourner je sentis un énorme choc frapper tout mon être. Quand je repris mes esprits, j'étais de nouveau dans l'hôpital, je tenais en tremblant comme une feuille le garçon qui, pour me rassurer caressait mes cheveux.

    - Je suis morte, je suis morte le 26 juin !

    - Vous ne pouvez pas être morte si vous êtes ici maintenant. Affirma le docteur.

    - Le 26 juin je suis morte. On est le 26 juin, le jour où je suis morte. Répétais-je sans cesse complètement paniquée. Le docteur se tourna vers le garçon et demanda ce que représenté le 11 janvier pour moi.

    - Je ne suis pas sûr mais quand elle était dans le coma je lui ai lu son journal. Il s'arrêtait à cette date là...

    - Docteur nous avons un problème pour contacter les parents de... enfin vous pouvez venir ? Le docteur sortit suivi par l'infirmière, me laissant seule avec le garçon. Je me sentis divaguer et recommençais à dire des choses dont le sens m'échappait.

    - Tu vas partir. Non ! Je ne veux pas ! Restes avec moi s'il te plaie... Ne pars pas. Le garçon me berçait un peu dans ses bras en disant que je devais me calmer mais je n'y arrivais pas. Il dit ensuite qu'il resterait toujours au près de moi mais j'avais trop peur de perdre je ne sais même pas quoi pour que ces mots me calment.

    - Pourquoi veux-tu partir ? Qu'est ce que je t'ai fait ? Je comptais continuer encore mais ses lèvres se posèrent sur les miennes. C'était doux, simple. Son geste répondit à toutes les questions qui me venaient à l'esprit. Et pourtant je ne comprenais toujours pas ce qui m'arrivait. C'est moi qui achevais ce doux et tendre baiser. Il fallait que je sache, qu'il réponde à une question qui était capitale pour moi.

    La porte de ma chambre s'ouvrit. Il s'agissait du docteur.

    - Nous n'avons pas pu joindre vos parents mais si ça ne vous dérange pas nous allons commencer une série d'examen pour vérifier que tout vas bien. Vous les verrez ensuite.

    - D'accord.

    - Cela prendra du temps ? Demanda mon ami. Ou peut-être mon petit ami ? Je ne sais pas à vraie dire...

    - À 16h, elle sera dans la chambre si tout est normal. Répondit le docteur.

    - Dans ce cas Lucie, je vais te laisser. Je vais manger et je reviendrais vers 15 h / 15 h 30. Il m'embrassa le front et se dirigea vers la sortie.

    - Attends ! Qui es-tu ? ! Il me regarda. Son regard était à la fois surpris, confus et déçu. Comme je le fixais avec insistance, il se rendit compte que j'étais très sérieuse. Ses yeux devenaient tout rouge, je voyais bien que ma question l'avait profondément blessé mais je ne savais réellement pas qui il était. Son visage fit une grimace et je compris qu'il pleurait.

    - Désolé... Il se retourna et partit d'une allure rapide. Je le vis au bout du couloir se retourner et me regarder. Dès qu'il vit que je le voyais aussi il se mit à courir pour quitter l'hôpital sans doute. Cela m'attrista énormément...

    Il était 16 h 20 à l'horloge de la salle où j'étais. Je me demandais si il était toujours là... Une infirmière du nom de Lucy m'avait dit qu'il était dans ma chambre depuis 15 h 30 et qu'il m'attendait. J'étais tellement heureuse qu'il soit revenu ! De plus ils avaient finis mes tests et autres examens : je n'avais rien d'anormal. Enfin j'allais pouvoir le revoir. Peut-être m'expliquerait-il enfin tout ce que je voulais savoir. Quand j'entrais enfin dans la chambre, j'eus la surprise de découvrir maman, papa, France et des cousines et tantes. Tous me prirent tour à tour dans leur bras en disant que c'était un miracle que je me sois réveillée. Ma mère semblait engueulée le médecin. Il répondit sèchement que c'est elle-même qui avait demandé qui n'avait pas laisser d'autres coordonnées qu'un numéro fixe. Je sentais qu'il manquait quelqu'un...

    - Où est-il ? Demandais-je en m'apercevant qu'il manquait mon mystérieux inconnu.

    - De qui parles-tu mon bébé ? Demanda ma mère.

    - Le... Il y a quelqu'un qui était là quand je me suis réveillée...

    - Mais quel est son nom ? S'enquit France qui me souriait tant elle était contente de me revoir.

    - Je ne connais pas son prénom... Ou plus...

    - Il n'y a que papa, moi et France qui venions te voir.

    - Non, elle vous parle du garçon dont vous avez interdit l'entrée à la chambre. Celui qui vient tout les jours depuis son accident lui tenir compagnie ! S'était Lucy, l'infirmière qui avait sèchement répondit.

    - Quoi ! ?

    - Nous vous avons répété que Lucie pouvait se réveiller d'une minute à l'autre ! En septembre, alors que ce jeune homme lui parlait, elle a resserré sa main sur la sienne. En novembre après lui avoir effleuré la main, elle a bougé sa tête vers lui. Et ce matin alors qu'il lui parlait, elle a prononcé son prénom avant de se réveiller !

    - Comment ça ? ! Nous avions pourtant été clair sur ce point ce morveux ne devait pas franchir le seuil de cette porte ! S'énerva mon père.

    - Attends chéri ! C'est vrai qu'en septembre je l'ai vu me sourire...

    - Tu ne vas pas t'y mettre ! Ce type est responsable de son accident ! Jamais il ne la reverra ! Ces mots me glacèrent le sang. D'une part parce que je n'avais jamais entendu mon père parler sur un ton aussi colérique et parce que je voulais revoir ce garçon et comprendre pourquoi il m'avait embrassé...

    - Arrêtez un peu ! Elle vient de se réveiller ! Elle doit être fatiguée après tout ça. Ça c'était ma marraine, la maman de Maud. Je constatais seulement à présent que Maud n'était pas là.

    - Tatie, où est Maud ? Tout le monde se tourna vers moi avec un regard horrifié. Ma tante se mit à pleurer suivit de mon père qui alla la calmer dehors.

    - Comme je vous avais dit. Il semble que votre fille est perdue une partie de sa mémoire. Ajouta le médecin.

    - Lucie tu te souviens de l'accident ? Demanda France qui semblait très inquiète.

    - Oui enfin je me souviens qu'il pleuvait. C'était le jour de ton anniversaire et... j'ai entendu une voiture freiner et après... Ma mère avait les larmes aux yeux et me serra contre elle.

    La porte de ma chambre s'ouvrit doucement et ma marraine et mon père, suivis d'une infirmière revinrent. L'infirmière vint jusqu'à moi et me donna une boite en métal.

    - Une amie de ton lycée, c'est présentée avec ça et à dit que c'était pour toi. Elle me remit la boite.

    - Elle aurait pu monter ! Disait ma mère d'un ton de reproche. L'infirmière se pencha à mon oreille et me murmura quelques mots:

    - Regardes sur la vitre de la porte avant que je ne parte. Elle commença ensuite à parler médecine avec ma famille, comme pour attirer leur attention sur elle et me laisser le champ libre. Aussitôt, je fis ce qu'elle m'avait dit et aperçu le garçon. Il avait collé un papier à la vitre où était écrit « Lucie, sourire de ma vie, appelle moi et je t'expliquerai tout. » Je lui adressais un grand sourire qu'il me rendit avant de s'en aller. Il m'avait donc bien attendu depuis 15 h 30. Mais comme ma famille ne l'aime pas, il ne pouvait pas rester dans la chambre. Tout s'expliquait !


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  • - 10 janvier 2009, c'est aujourd'hui mon anniversaire et en plus c'est aujourd'hui que Maud va passer la nuit chez son copain. Il s'arrêta et me toucha le poignet. Rassures-moi tu n'as pas noté les détails de leur nuit le lendemain ? Parce que ce genre de trucs c'est bien les filles qui le font et je veux pas avoir à lire ça ! Je suis un mec quoi... Il continua ensuite à lire : Elle ne voulait pas y aller au début, elle avait peur mais comme je l'encourageais, elle a finit par se décider et a dit à ses parents qu'elle dormait chez moi pour se couvrir. Même si ça ne fait qu'un mois qu'elle le connaît je l'envie un peu. Moi aussi j'aimerais trouver quelqu'un de sincère avec moi et qui m'aime mais comme je le sais, je crois que ça n'existe pas... Lucie faut vraiment que tu arrêtes de dire ce genre de trucs. Ta cousine je ne la connais pas mais toi je te vois et tu es une fille magnifique et puis qui ne pourrait te résister ? Tu es tellement mignonne et gentille... Il continua. Je crois que d'un coté j'ai découvert pourquoi je tenais tant à écrire les détails insignifiants de mes journées. Imaginant il m'arrive un truc et j'oublie tout ! Je pourrais au moins me relire et retrouver une partie de mes souvenirs. 11 janvier 2009. J'y crois pas ! Maud ne m'a même pas téléphoné alors qu'elle l'avait promis ! J'ai appelé six fois chez elle et sa mère m'a dit qu'elle n'était toujours pas rentrée. Elle trouvait ça étrange car pour elle, ma cousine revenait de chez moi et nos 2 maisons sont à 10 minutes l'une de l'autre. Je suis sûre qu'elle est restée un peu lus longtemps avec lui ! Rah ça m'énerve qu'on me laisse toujours de côté ! En plus je peux même pas me venger sur le peau de Nutella, maman a oublié d'en racheter ! Il se mit à rire. Ah les filles alors ! Vous vous énervez pour un rien ! Enfin d'après ton journal c'est la première fois que tu veux te venger sur le Nutella à cause de ta cousine.

    Chaque jours il était venu et m'avait lu quelques pages. Il me tardait d'avoir la page du 12 janvier pour savoir comment ça c'était finie. Les prénoms qui revenaient le plus souvent à part mes parents, avec qui je n'arrêtais pas d'être en froid pour des broutilles, était France et ma cousine Maud. Nous étions semble t-il amies depuis la maternelle (et même avant avec ma cousine, logique).

    - Bon il ne me reste plus qu'à cambrioler chez toi alors ! En plus je trouve étrange que tu n'es toujours pas parlé de moi. Me dit-il.

    Encore une fois je m'énervais légèrement contre lui qui ne m'expliquait rien du tout.

    Le lendemain lorsqu'il revint, il me parla comme tous les jours de ce qu'il avait fait puis au lieu d'ouvrir le livre qui me servait de journal intime, il ne fit rien. Je me posais alors des questions jusqu'à ce qu'enfin il dise quelques chose qui à la fois m'amusa et me déçue.

    - C'est vraiment dommage que ton journal s'arrête au 11 janvier ! Je présume que tu en auras rachetée un autre qui doit se trouver chez toi. J'aurais tellement aimé savoir comment tu as parlé de notre rencontre. Parce que je me suis trompé, la première fois où on c'est vu c'était à la cascade et il y avait plein de fleurs dans mon souvenir donc c'était sûrement au printemps... C'est vraiment dommage que l'autre journal n'ait pas été dans ton sac...

    J'étais amusée car il m'avait dit cela sur un ton... il semblait aussi excité que moi à chaque page écrite. Mais je n'aurais pas la suite...je ne serais jamais ce qui c'est passé et comment je l'ai rencontré ! C'était tellement nul...

    - Je ne me souviens pas très bien de tout... Les garçons n'ont pas de mémoire il faut dire. Mais tu m'avais fait peur... J'étais chez mon père à plusieurs heures d'ici et comme souvent quand je m'engueule avec lui j'étais parti prendre l'air. Je m'énervais sur tout et rien quand en regardant l'eau de la cascade je t'ai vu. De là où j'étais, on aurait dit que tu était morte, enfin, genre tu étais tombée de la cascade ou autre et tu avais atterri dans l'eau. Quand j'ai sauté dans l'eau pour te récupérer tu t'es relevée brusquement et m'as jetée de l'eau à la figure...

    J'essayais d'imaginer son récit mais j'avais un mal fou. Comment était-il ? J'ignorais pourquoi mais j'arrivais à me voir moi dans l'eau mais lui n'était une silhouette noire, inconnue. Pourtant il a l'air de quelqu'un de si important à mes yeux... Alors pourquoi je ne peux pas m'en rappeler ?

    - Tu sais Lucie... Comment te dire ça... Le garçon que tu as décrit en 2008, celui que France trouvait super beau. Même si elle était amoureuse de ce garçon avant toi, tu ne dois pas te dire que tu dois lui laisser. Parce que...

    Je ne comprenais pas où il voulait en venir. Pourquoi hésitait-il ainsi à parler ? Je revoyais ce garçon dont il parlait dans ma tête, c'est vrai qu'il était très beau...Attendez un peu ! Le garçon, il a dit que j'aimais aussi ce garçon ?

    - Je comprends mieux pourquoi quand je me suis présenté à toi tu connaissais déjà mon nom. C'est elle qui a dû t'en parler. Mais moi c'est toi que j'aime, pas elle.

    À ces mots je ne sus pourquoi mais un sentiment intense m'envahit. J'avais l'impression que depuis le début j'attendais qu'il me rassure sur ce point alors que j'ignorais tout de lui. Pourquoi me parlait-il de France ? Ils semblaient tous les deux se détester enfin c'est l'impression que j'avais eu quand elle était arrivée alors qu'il était là. Un certains dégoût venait de m'envahir. Ce sentiment commença à se dissiper en entendant encore et encore les derniers mots qu'il m'avait dit, ceux qui résonnaient dans ma tête.

    - Lui laisser une chance a été la plus grosse erreur de ma vie. Je me suis rendu compte à quel point je t'aimais et je regrette vraiment...

    Un halo flotta alors devant moi. C'était une petite boule de lumière qui volait aussi légèrement qu'une plume. Je tendais ma main dans le but de saisir la lumière mais le lieu où je me trouvais depuis mon réveil était un trou noir sans haut ni bas. Quand enfin je parvins à l'atteindre, la lumière s'intensifia...

    La déception s'était emparée de moi. Il pleuvait ce jour là. Je ressentis le choc de la voiture avant de tomber sur la route. La pluie battante me glaçait la peau. J'entendais des voix qui m'étaient inconnues. On m'appelait et me demandait si ça aller. Je voyais ces visages penchés sur mon corps. La sirène des pompiers retentit et je pus même sentir leur véhicule arriver sur le bitume. On me demanda je ne sais quoi mais je n'arrivais pas à répondre. Pourtant j'entendais et voyais tous mais c'est comme si mon corps refusait subitement de fonctionner. Nous sommes le 26 juin et c'est le jour où je suis morte...Je ressentais une sensation que je n'avais jamais connu avant. Soudain, alors que j'étais en apesanteur dans le noir ou du moins c'est l'impression que j'avais, quelque chose commença à m'aspirer vers le bas. Enfin je crois car il était impossible de me situer dans ce noir total. Je continuais ma descente quand une voix m'appela. Un voix charmante que j'aimais tant...

    - LUCIE ! ! ! RESTE POUR MOI ! Après cela, je voulais lutter, je me suis battue pour ne pas descendre et rester là, dans le noir. Ensuite. Un grand vide. Aucun bruit ni mouvement jusqu'au jour où j'ai entendu une voix :

    - Lucie, c'est moi. Aujourd'hui c'est mon anniversaire c'est pour ça que je suis un peu en retard. Mais ne t'inquiètes pas je resterai comme tous les jours.

    J'avais l'impression de connaître cette personne mais aucun nom ne me venait à l'esprit. Je n'arrivais même pas à savoir où j'étais et ce qui s'était passé.


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  •  Après avoir raconté des banalités sur son année scolaire, elle préférait parler de cela plutôt que de ses doutes et de son manque de confiance en l'avenir, elle s’assoupit quelques instants contre la tombe pour écouter le vent et le chant des oiseaux qui marquait le début de la soirée. Elle se réveilla brusquement en entendant un cri terrifiant. Il pleuvait abondement et un second hurlement s'amplifia à travers tout le cimetière. La nuit était tombée et la pluie battante la rendait noire. En chemin, elle se cogna à plusieurs pierres tombales avant d'atteindre la voiture. Le cri l'avait complètement angoissée et elle était tellement paniquée par l'ambiance de ce cimetière de nuit. Elle en oublia d'ailleurs de mettre en action les feux de sa voiture. Elle se sentait stupide et terriblement seule en cet instant. Même si elle s'était fait de très bonnes amies durant sa dernière année de licence, sa solitude lui pesait. Elle aurait bien aimé pouvoir changer son quotidien. Faire des rencontres, mais pour cela, il lui fallait donner du sien et sortir. Le problème c'est qu'elle était incapable d'avoir une vie sociale autre que la fac et son boulot. C'était une jeune fille assez timide dès qu'il s'agissait de tenter de nouvelles expériences. Alors qu'elle occupait toute son attention à un questionnement intérieur elle percuta subitement quelque chose. Elle entreprit de s'insulter d'avoir abîmé la voiture de son voisin mais se mit subitement à pleurer quand elle alluma les phares de sa voiture. Si il y avait une chose capable de la faire fondre en larme sans possibilité de s'arrêter c'était bien les maltraitances sur les animaux. Elle descendit pour découvrir que le chien était bien vivant mais blessé. La saleté dû à la pluie l'empêcha de déterminer la couleur exacte de son pelage (car cette jeune personne fait partie des rares humains capables de sortir les races d'un nombre incalculable de chiens).

    - Excuse-moi, je suis vraiment vraiment désolée, non n'essaies pas de bouger. Attends je vais chercher de l'aide ! D'accord ? Tu ne bouges pas ! Elle commença à partir en courant puis revînt sur ses pas, chercha quelques instants dans la voiture un parapluie avant de couvrir la pauvre bête d'une couverture et de laisser son parapluie au dessus de la tête du chien. Elle courut comme une dératée, jusqu'à la première maison, tambourina à la porte. Par chance, c'est un homme robuste qui lui ouvrit. Elle le pressa comme s'il s'agissait de la fin du monde, il la trouve ridicule d'autant s'en faire pour un chien mais il n'eut d'autre choix que de la suivre. Une fois le chien chargé dans l'énorme coffre, elle se dirigea à la clinique où elle aurait dû venir chercher son voisin depuis un bon moment. Elle agrippait le volant de toute ses forces car ses larmes l’empêchait de conduire. Un véritable drame se jouait en elle et son voisin eut le plus grand mal à comprendre ce qui s'était réellement passé entre deux sanglots. Après plusieurs plusieurs questions et palpations sur l'animal, il lui répéta à plusieurs reprises qu'il n'avait rien de cassé. Mais qu'il était extrêmement faible et souffrait de malnutrition. Comme il n'avait pas de collier, ni de tatouage, Erwan dû lui avouer que même en le soignant il y avait de grande change qu'il finisse piquer car les chenils alentours étaient saturés. Il savait très bien comment cela allait se passer lorsqu'elle le regarda avec son regard désespéré et insistant... C'était dans ses moments là qu'il ne regrettait d'être un jour venu lui demander un tire-bouchon et d'avoir parler avec elle. Il l'a considéré presque comme sa petite sœur depuis qu'il avait complètement craqué un soir en sa présence et lui avait fait par de ses déboires personnels. La jeune fille avait toqué à sa porte deux jours plus tard avec deux poisons rouges qu'elle insista pour nommer Fukushima et Tchernobyl. Cette fille avait une part de folie en elle, sans doute son penchant excessif pour les mangas pensa-t-il en la voyant.

     

    Chapitre  partie 2/3

     


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  • Plusieurs jours ou peut-être même mois s'étaient écoulés. Depuis mon premier réveil j'avais perdu la notion du temps. J'avais à diverses reprises essayé de montrer que j'étais consciente mais à chaque fois cela échouait et je dormais énormément à cause de l'épuisement. J'avais donc décidé d'essayer autrement. Je dormais autant que possible pour gagner des forces. Chose étrange mais qui m'arrangeais beaucoup, dès qu'il venait me voir et commençait à me parler mon esprit se réveillait. Comme s'il avait le pouvoir de ramener mon esprit à la vie. J'aimais tellement l'écouter, il me parlait de ses journées, de ce qui se passait dehors et du temps qu'il faisait.
    Aujourd'hui je me rendis enfin compte qu'il devait être un de mes amis car il me parla de France.


    - Tu sais parfois je me demande pourquoi elle vient te voir deux fois par mois. Elle ne parle pas parce que pour elle, tu es comme morte et n'entends rien et puis … après ce qu'elle t'a fait je ne vois pas pourquoi elle pense encore que tu sois son amie.
    C'est vrai qu'il il avait un peu raison. De toute façon quand elle venait je dormais ! Seul son arrivée à lui m'attirait je ne sais pourquoi. Mais bon sang ! Pourquoi ne s'expliquent-ils pas ! Que m'a t-elle fait ? Pourquoi lui en voudrais-je ?
    - Enfin je suis mal placé pour dire ça puisque c'est aussi ma faute...Mais moi, contrairement à elle, j'ai assumé. Tu sais Lucie je suis tellement désolé...je ferais n'importe quoi pour revenir en arrière et ne pas avoir fait ce que j'ai fait...

    Je le sentais si triste...Et je ne savais même pas pourquoi. Quelque chose de froid et humide se posa sur ma main. Il pleurait ?

    - Pardonne moi Lucie. Marmonna t-il d'une voix déchirait par le remord.
    C'est bien ce qu'il me semblait. Mais pourquoi se mettait-il dans cet état là ? Je ne comprenais toujours pas ce que me rendais triste. Je sentais sa main toute proche de la sienne. J'entrepris alors un combat de l'intérieur. Je voulais le toucher. Je voulais que se soit lui qui puisse dire à mes parents qu'il m'ait réveillé que ce soit lui qui réussisse. Mais c'est si dur. Je savais que je n'y arriverais pas mais j'espérais et je me disais que je me devais d'essayer. J'étais à bout. Je forçais mais je m'épuisais. Jusqu'au moment où je sentis que j'avais touché une chose avec mon petit doigt.

    - Lucie ? Lucie tu es réveillée ?
    Je sentis qu'il me prenait la main.
    - Tu m'as touché la main ! Tu es réveillée ? Si c'est ça serre ma main comme l'autre fois !
    J'avais l'impression de transpirait de ton mon corps tant cette action était ardue pour moi. J'avais fourni un gros effort pour le toucher et j'étais maintenant épuisée. Plusieurs minutes passées et l'envie de sombrer dans le sommeil m'envahissait.

    - Lucie je crois en toi. Je sais que tu peux le faire ! Serre ma main je t'en pris. Si tu le fais je te promets de t'acheter un gros bouquet de rose rouge !
    J'aurais tant voulu pouvoir lui répondre. Mais j'étais complètement vide de mes forces. Pardon mais mes membres ne répondaient plus.
    - Lucie, je suis sûr que tu peux le faire. Je ne sais pas si ça a vraiment un rapport avec moi mais tu as bien repoussé la mort quand je t'ai demandé de rester. Je sais que c'est ridicule mais pourtant c'est ce qui c'est passé. Je t'en supplie je n'attends que ça de toi.
    Quoi ? ! J'avais failli mourir ? Je ne comprenais rien du tout. Je ne pus réfléchir plus car je sombrais dans le sommeil. Reviens vite me réveiller.

    J'avais enfin retrouvé des forces. Étrangement j'eus l'impression de dormir moins longtemps que d'habitude quand je faisais ce genre d'effort. Lucy entra dans la pièce. Elle était plus discrète que d'habitude. C'est quand elle demanda de se réveiller que je compris qu'il était encore là.
    Il était resté pour moi. Je sentais encore sa main contre la mienne et je me demandais même si pendant que je récupérais, je n'avais pas senti sa main. Il s'était donc endormi en attendant que je lui serre la main.
    - Désolé de te réveiller mais normalement tu n'as pas le droit d'être ici.
    - Pardon. Je me suis endormi. Je...
    - Ne t'inquiètes pas tu peux passer la nuit ici. Je t'ai apporté une couverture.
    - Merci c'est gentil.
    - Dis je peux te poser une question ? Demanda alors l'infirmière.
    - Bien sur allez y.
    - Les parents de Lucie ne veulent pas que tu viennes la voir, pourtant c'est un peu toi qui l'a ramené à la vie d'après certains. Enfin on en a beaucoup parlé dans les couloirs et j'avoue que c'est assez bizarre.
    - Heu... Elle et moi nous étions...disputés et elle est partie en courant. Je suis parti à sa recherche et je l'ai trouvé quand les pompiers partaient après son accident. De suite je me suis rendu à l'hôpital où j'ai trouvé ses parents. Après m'être excusé ils m'ont détesté car d'après eux c'était entièrement ma faute si elle s'est faite écrasée alors que son amie France aussi était dans l'histoire ! À un moment, son cœur a cessé de battre. En fait ça c'est passé juste après que ses parents m'aient viré de la pièce. J'avais tellement peur de la perdre. J'avoue que je ne sais pas vraiment ce qui m'a prit. J'ai hurlé à Lucie qu'elle devait vivre pour moi c'est assez égoïste surtout après ce qu'elle a du voir mais je ne voulais pas qu'elle perde la vie à cause de moi.
    Il avait fait ça pour moi ! Je ne savais plus quoi penser...Mais je voulais savoir qui il était.
    - Regardez ! Dit alors l'infirmière.

    Non seulement il put sentir ma main serrer la sienne mais en plus ma tête se tourna doucement vers lui. Après le départ de l'infirmière, il s'allongea à mes côtés et s'endormit.
    Ce bien être m'envahit moi aussi. C'est alors qu'une vague de mots arriva dans ma tête. J'entendais cette fameuse voix :
    « - Moi je te déstabilise ? Disait-il. Tu es si belle quand tu es comme ça. Il me sourit. Tu veux que je te dise une chose très importante pour moi ? » Je sentais qu'il s'était rapproché de mon oreille. « Je t'aime. » Je me souvenais le sentiment fort et intense qu'avait produit ces mots.
    - Lucie. Sens-tu cette bonne odeur ? Je t'apporte le bouquet de rose rouge il y en a 24 comme la date de mon anniversaire. Il rigola tout seul en plongeant le bouquet dans l'eau. J'émergeais d'un étrange brouillard. Avais-je rêvé cette nuit ou était-ce un souvenir qui était revenu de ce garçon ? Je n'arrivais pas à savoir mais je gardais mes questions de coté en l'entendant m'annoncer quelque chose qui d'après lui était important :
    - Voilà quand tu t'es enfuie c'est moi qui ait récupéré ton sac et dedans il y avait ton journal intime. Je me mise à rougir rien qu'en imaginant ce qu'il pouvait contenir car je ne me souvenais absolument pas en avoir tenu un. Et si j'avais écrit des choses sur lui ? Et qu'il les avait lus ! Je sentis encore sa main contre la mienne ce qui me rassura.

    - Ne t'inquiètes pas je l'ai précieusement gardé et je ne l'ai pas ouvert. Ouf ! Il a quand même du avoir du mal... Savoir qu'on a le journal intime d'une fille doit donner une grande envie de le lire je pense...
    - Les docteurs m'ont dit qu'après un tel choc il est possible que tu te réveilles amnésique... Et j'ai pensé que peut-être si je te lisais ton journal intime tu réagirais et tu te souviendrais de tout... J'espère que tu ne m'en voudras pas...

    J'hésitais un peu, l'idée de faire lire mon journal à un garçon me paraissait à la fois stupide et risqué mais d'un autre côté cela m'aiderait à me souvenir... Quel genre de personne étais-je ? Je l'ignorais après tout et je n'avais pas la moindre idée de ce que j'avais pu écrire dedans...
    - Bon Lucie je commence... Lui aussi hésitait. Il était comme moi et avait peut-être peur de tomber sur des choses trop personnelles... 10 Janvier 2004, Bon anniversaire ma cousine chérie ! Comme tu oublies souvent tout, j'ai pensé que t'offrir un journal te permettrait de tout noter et de ne rien oublié ! Encore bon anniversaire Lucie. Signé ta cousine qui t'aime que tu n'oublieras jamais...


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