• Partie 5

    Enfin je me souvenais de tout. France qui ne m'avait pas attendu, Cyrille et elle l'un contre l'autre, l'accident... Je ne sais pas si j'arriverais à ne pas en vouloir à France mais en ce qui concernait Cyrille mon amour pour lui l'emportait sur tout le reste. Je voulais sortir de là et lui dire que je lui pardonnais. Je voulais tant me réveiller ! Ainsi j'irais chez moi, je lirai la suite de mon journal et je serais enfin pourquoi ma cousine, si proche de moi, n'est jamais venue me rendre visite.

    - Lucie, je vais aller manger. Ce matin je me suis tellement dépêché pour venir que je n'ai rien déjeuner...

    Non ! Je sentais sa présence s'éloignait, ce qui me donna envie de pleurer. Je luttais comme jamais pour réussir à bouger tout en appelant Cyrille encore et encore même si il ne pouvait pas entendre ce que mon esprit mourrait d'envie de lui hurler.

    - Cyrille ! Il se retourna subitement. Mes yeux s'entrouvrirent et je vis un magnifique jeune homme qui s'avançait vers moi avec un immense sourire.

    - Lucie ! Il s'assit sur le bord de mon lit et me serra contre lui. Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait mais être serré contre lui me procura une chaleur qui fit battre mon cœur plus vite que la normale. Le jeune homme appuya sur une manette suspendue à mon lit et quelques minutes plus tard des femmes entrèrent dans ma chambre suivies d'un homme qui portait lui aussi une blouse blanche. Après m'avoir examiné. Ils me posèrent des questions.

    - Vous vous souvenez de votre prénom ?

    - Oui, je m'appelle Lucie.

    - Savez-vous où vous êtes ? Je mis un certain à réfléchir avant de répondre.

    - Je suis dans un hôpital.

    - Bien et savez-vous quel jour nous sommes ?

    - Le... 11 janvier. Ils me regardèrent d'un air étrange. Je réfléchissais à mes derniers souvenirs.. J'en voulais à ma cousine parce qu'elle ne m'avait pas téléphoner... Où est Maud ? Demandais-je alors. Le médecin assez surpris par la question regarda l'infirmière qui était restée.

    - Maud est sa cousine, elles étaient très proches toutes les deux. Répondit le garçon qui m'avait pris dans ses bras à mon réveil.

    - Elle va sûrement venir avec vos parents, nous les sommes en train des les contacter. Vous êtes sûre que nous sommes le 11 janvier ? Je regardais le garçon qui reculait peu à peu de moi. Il était maintenant à ma droite. L'infirmière lui demanda de se pousser quand je ne sais pas pourquoi mon corps me dicta des choses qui, pour moi n'avaient aucun sens. J'attrapais son bras, refusant qu'il s'éloigne et me mis à pleurer.

    - Me laisses pas toute seule ! Criai-je alors. Un flash étrange me vint alors. Je sentais la pluie tombait sur mon corps. Je ne voulais pas qu'il me laisse seule. J'entendis soudain un crissement de pneu et le temps de me retourner je sentis un énorme choc frapper tout mon être. Quand je repris mes esprits, j'étais de nouveau dans l'hôpital, je tenais en tremblant comme une feuille le garçon qui, pour me rassurer caressait mes cheveux.

    - Je suis morte, je suis morte le 26 juin !

    - Vous ne pouvez pas être morte si vous êtes ici maintenant. Affirma le docteur.

    - Le 26 juin je suis morte. On est le 26 juin, le jour où je suis morte. Répétais-je sans cesse complètement paniquée. Le docteur se tourna vers le garçon et demanda ce que représenté le 11 janvier pour moi.

    - Je ne suis pas sûr mais quand elle était dans le coma je lui ai lu son journal. Il s'arrêtait à cette date là...

    - Docteur nous avons un problème pour contacter les parents de... enfin vous pouvez venir ? Le docteur sortit suivi par l'infirmière, me laissant seule avec le garçon. Je me sentis divaguer et recommençais à dire des choses dont le sens m'échappait.

    - Tu vas partir. Non ! Je ne veux pas ! Restes avec moi s'il te plaie... Ne pars pas. Le garçon me berçait un peu dans ses bras en disant que je devais me calmer mais je n'y arrivais pas. Il dit ensuite qu'il resterait toujours au près de moi mais j'avais trop peur de perdre je ne sais même pas quoi pour que ces mots me calment.

    - Pourquoi veux-tu partir ? Qu'est ce que je t'ai fait ? Je comptais continuer encore mais ses lèvres se posèrent sur les miennes. C'était doux, simple. Son geste répondit à toutes les questions qui me venaient à l'esprit. Et pourtant je ne comprenais toujours pas ce qui m'arrivait. C'est moi qui achevais ce doux et tendre baiser. Il fallait que je sache, qu'il réponde à une question qui était capitale pour moi.

    La porte de ma chambre s'ouvrit. Il s'agissait du docteur.

    - Nous n'avons pas pu joindre vos parents mais si ça ne vous dérange pas nous allons commencer une série d'examen pour vérifier que tout vas bien. Vous les verrez ensuite.

    - D'accord.

    - Cela prendra du temps ? Demanda mon ami. Ou peut-être mon petit ami ? Je ne sais pas à vraie dire...

    - À 16h, elle sera dans la chambre si tout est normal. Répondit le docteur.

    - Dans ce cas Lucie, je vais te laisser. Je vais manger et je reviendrais vers 15 h / 15 h 30. Il m'embrassa le front et se dirigea vers la sortie.

    - Attends ! Qui es-tu ? ! Il me regarda. Son regard était à la fois surpris, confus et déçu. Comme je le fixais avec insistance, il se rendit compte que j'étais très sérieuse. Ses yeux devenaient tout rouge, je voyais bien que ma question l'avait profondément blessé mais je ne savais réellement pas qui il était. Son visage fit une grimace et je compris qu'il pleurait.

    - Désolé... Il se retourna et partit d'une allure rapide. Je le vis au bout du couloir se retourner et me regarder. Dès qu'il vit que je le voyais aussi il se mit à courir pour quitter l'hôpital sans doute. Cela m'attrista énormément...

    Il était 16 h 20 à l'horloge de la salle où j'étais. Je me demandais si il était toujours là... Une infirmière du nom de Lucy m'avait dit qu'il était dans ma chambre depuis 15 h 30 et qu'il m'attendait. J'étais tellement heureuse qu'il soit revenu ! De plus ils avaient finis mes tests et autres examens : je n'avais rien d'anormal. Enfin j'allais pouvoir le revoir. Peut-être m'expliquerait-il enfin tout ce que je voulais savoir. Quand j'entrais enfin dans la chambre, j'eus la surprise de découvrir maman, papa, France et des cousines et tantes. Tous me prirent tour à tour dans leur bras en disant que c'était un miracle que je me sois réveillée. Ma mère semblait engueulée le médecin. Il répondit sèchement que c'est elle-même qui avait demandé qui n'avait pas laisser d'autres coordonnées qu'un numéro fixe. Je sentais qu'il manquait quelqu'un...

    - Où est-il ? Demandais-je en m'apercevant qu'il manquait mon mystérieux inconnu.

    - De qui parles-tu mon bébé ? Demanda ma mère.

    - Le... Il y a quelqu'un qui était là quand je me suis réveillée...

    - Mais quel est son nom ? S'enquit France qui me souriait tant elle était contente de me revoir.

    - Je ne connais pas son prénom... Ou plus...

    - Il n'y a que papa, moi et France qui venions te voir.

    - Non, elle vous parle du garçon dont vous avez interdit l'entrée à la chambre. Celui qui vient tout les jours depuis son accident lui tenir compagnie ! S'était Lucy, l'infirmière qui avait sèchement répondit.

    - Quoi ! ?

    - Nous vous avons répété que Lucie pouvait se réveiller d'une minute à l'autre ! En septembre, alors que ce jeune homme lui parlait, elle a resserré sa main sur la sienne. En novembre après lui avoir effleuré la main, elle a bougé sa tête vers lui. Et ce matin alors qu'il lui parlait, elle a prononcé son prénom avant de se réveiller !

    - Comment ça ? ! Nous avions pourtant été clair sur ce point ce morveux ne devait pas franchir le seuil de cette porte ! S'énerva mon père.

    - Attends chéri ! C'est vrai qu'en septembre je l'ai vu me sourire...

    - Tu ne vas pas t'y mettre ! Ce type est responsable de son accident ! Jamais il ne la reverra ! Ces mots me glacèrent le sang. D'une part parce que je n'avais jamais entendu mon père parler sur un ton aussi colérique et parce que je voulais revoir ce garçon et comprendre pourquoi il m'avait embrassé...

    - Arrêtez un peu ! Elle vient de se réveiller ! Elle doit être fatiguée après tout ça. Ça c'était ma marraine, la maman de Maud. Je constatais seulement à présent que Maud n'était pas là.

    - Tatie, où est Maud ? Tout le monde se tourna vers moi avec un regard horrifié. Ma tante se mit à pleurer suivit de mon père qui alla la calmer dehors.

    - Comme je vous avais dit. Il semble que votre fille est perdue une partie de sa mémoire. Ajouta le médecin.

    - Lucie tu te souviens de l'accident ? Demanda France qui semblait très inquiète.

    - Oui enfin je me souviens qu'il pleuvait. C'était le jour de ton anniversaire et... j'ai entendu une voiture freiner et après... Ma mère avait les larmes aux yeux et me serra contre elle.

    La porte de ma chambre s'ouvrit doucement et ma marraine et mon père, suivis d'une infirmière revinrent. L'infirmière vint jusqu'à moi et me donna une boite en métal.

    - Une amie de ton lycée, c'est présentée avec ça et à dit que c'était pour toi. Elle me remit la boite.

    - Elle aurait pu monter ! Disait ma mère d'un ton de reproche. L'infirmière se pencha à mon oreille et me murmura quelques mots:

    - Regardes sur la vitre de la porte avant que je ne parte. Elle commença ensuite à parler médecine avec ma famille, comme pour attirer leur attention sur elle et me laisser le champ libre. Aussitôt, je fis ce qu'elle m'avait dit et aperçu le garçon. Il avait collé un papier à la vitre où était écrit « Lucie, sourire de ma vie, appelle moi et je t'expliquerai tout. » Je lui adressais un grand sourire qu'il me rendit avant de s'en aller. Il m'avait donc bien attendu depuis 15 h 30. Mais comme ma famille ne l'aime pas, il ne pouvait pas rester dans la chambre. Tout s'expliquait !


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